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vendredi 17 juin 2011

Azerbaïdjan - Iran : une rivalité de longue date et de nouvelles sanctions...


D'après le quotidien de Bakou « Bizim Yol », l’Azerbaïdjan aurait pris de strictes mesures financières contre le régime iranien afin d'empêcher celui-ci d’utiliser les banques du pays pour blanchir de l’argent et ainsi ravitailler des groupes terroristes ou financer des achats illicites au regard des sanctions internationales qui frappent le régime de Téhéran.
Bien que l'Iran et l'Azerbaïdjan soient tous deux majoritairement chiites, cette proximité religieuse ne les empêche pas d'entretenir entre eux un certain nombre de griefs. Tout d'abord, les Iraniens se sont longtemps méfiés de l'Azerbaïdjan à cause de leur propre communauté azérie. En effet, les deux tiers des Azéris (je parle ici des Azéris au sens communautaire et cela donc indépendamment de leur nationalité) vivent actuellement en Iran ! L'actuel guide suprême de la révolution, Ayatollah Ali Khamenei, est un Azéri iranien ! Il en va de même pour la figure emblématique de la révolution verte consécutive à l'élection présidentielle de 2009 : Mir Hossein Moussavi. Il n'empêche que même si ces Azéris se sont parfaitement iranisés au point de considérer aujourd'hui l'histoire des Perses comme étant également la leur, les iraniens du centre ont longtemps craint que Bakou ne cherche à exalter l'irrédentisme auprès des communautés azéris de la périphérie et ce, afin de reconstituer un "Grand Azerbaïdjan". Bien que la crainte de voir la communauté Azérie d'Iran constituer une "cinquième colonne" au profit de Bakou n'a plus vraiment de sens aujourd'hui, la méfiance à l'égard de l'Azerbaïdjan subsiste. A cet antagonisme historique vient désormais se greffer un autre désaccord : la statut de la Caspienne. Mer ? Lac ? La question n'est pas tranchée et avec elle, la répartition des ZEE (zones économiques exclusives - essentielles dans l'exploitation des hydrocarbures de la Caspienne) qui, en fonction du statut juridique qui sera adopté, verra l'un des protagonistes accroître son bénéfice au détriment de son voisin... 

jeudi 9 juin 2011

L'Iran demeure le premier fournisseur en pétrole de la Turquie

D'après le dernier rapport publié par l'EMRA (Turkey's Energy Market Regulatory Authority), l'Iran a conservé sa place de premier fournisseur en pétrole de la Turquie au cours du premier quadrimestre 2011. 

La Turquie a importé 6 million de tonnes de pétrole au cours du premier quadrimestre 2011, dont 1,8 million en provenance de l'Iran. L'Irak et la Russie se trouvent quant à aux respectivement à la deuxième et troisième place des Etats fournisseurs d'Ankara. 

L'Iran représente donc actuellement 30% des importations turques en pétrole. L'Irak et la Russie représente quant à eux 12 et 11%, loin derrière Téhéran. 

Cette tendance s'inscrit dans la politique de "relations de bon voisinages" souhaitée de part et d'autre de la frontière. En avril dernier, Seyed Shamseddin Hosseini, le ministre iranien de l'économie, avait par ailleurs annoncé que la Turquie avait dorénavant remplacé la Grande-Bretagne en tant que 4ème partenaire commercial de Téhéran.   

L'Iran souhaite-t-il réellement la Bombe ?

Chers lecteurs,

Voici un lien vers un article intéressant rédigé en 2009 par Juan Cole, Professeur à l'Université du Michigan et auteur de "Engaging the Muslim World".

Dans son article, intitulé "Does Iran really want the bomb?" Mr. Cole évoque la possibilité que les autorités iraniennes développeraient bien un programme nucléaire militaire mais sans chercher à posséder la bombe matériellement parlant. Il fait ici une comparaison avec le modèle nippon : autrement dit, bien que le Japon ne possède pas l'arme atomique, il possède la technologie pour la mettre au point très rapidement. Cette analyse rejoint sur plusieurs points l'étude théorique effectuée par Tom Sauer sur la dissuasion post-existentielle.

Bonne lecture à tous.

Nouvelles sanctions américaines contre des entreprises actives en Iran


Secretary of State Hillary Rodham Clinton has decided to impose sanctions on seven companies under the Iran Sanctions Act (ISA) of 1996, as amended by the Comprehensive Iran Sanctions, Accountability, and Divestment Act (CISADA) of 2010, for their activities in support of Iran's energy sector.

  • These companies are PCCI (Jersey/Iran), Royal Oyster Group (UAE), Speedy Ship (UAE/Iran), Tanker Pacific (Singapore), Ofer Brothers Group (Israel), Associated Shipbroking (Monaco), and Petróleos de Venezuela (PDVSA) (Venezuela).
  • These are the first sanctions imposed by the United States for refined-petroleum related activities under ISA since it was amended by CISADA. By imposing these sanctions, the Secretary sends a stern and clear message to companies around the world: those who continue to irresponsibly support Iran's energy sector and help facilitate Iran’s efforts to evade U.S. sanctions will face serious consequences.


Petrochemical Commercial Company International aka PCCI (Jersey); Royal Oyster Group (UAE); and Speedy Ship aka Sepahan Oil Company or SPD (UAE/Iran): These firms are among the largest current suppliers of refined petroleum products to Iran and all three regularly engaged in deceptive practices in order to ship these products to Iran and evade U.S. sanctions. The sanctions we have imposed on these firms will prohibit them from U.S. foreign exchange transactions, U.S. banking transactions, and all U.S. property transactions.

Tanker Pacific (Singapore), Ofer Brothers Group (Israel), and Associated Shipbroking (Monaco): These companies are being sanctioned for their respective roles in a September 2010 transaction that provided a tanker valued at $8.65 million to the Islamic Republic of Iran Shipping Lines (IRISL), an entity that has been designated by the United States, and the European Union for its role in supporting Iran's proliferation activities.

  • We believe that Tanker Pacific and Ofer Brothers Group failed to exercise due diligence and did not heed publicly available and easily obtainable information that would have indicated that they were dealing with IRISL. The Secretary will hold companies accountable, as required by the ISA, when they know or “should have known” they were providing sanctionable goods or services to Iran. With the imposition of today’s sanctions, Tanker Pacific and Ofer Brothers Group are barred from securing financing from the Export-Import Bank of the United States, from obtaining loans over $10 million from U.S. financial institutions, and from receiving U.S. export licenses.
  • Associated Shipbroking knowingly acted on behalf of an IRISL front company. Accordingly, with the imposition of today’s sanctions, Associated Shipbroking is now prohibited from U.S. foreign exchange transactions, U.S. banking transactions and all U.S. property transactions.


Petróleos de Venezuela (PDVSA): PDVSA, the state-owned oil company of Venezuela, has delivered at least two cargoes of reformate to Iran between December 2010 and March 2011, worth approximately $50 million. Reformate is a blending component that improves the quality of gasoline. The sanctions we have imposed on PDVSA prohibit the company from competing for U.S. government procurement contracts, from securing financing from the Export-Import Bank of the United States, and from obtaining U.S. export licenses. These sanctions do not apply to PDVSA subsidiaries and do not prohibit the export of crude oil to the United States.

The United States is aggressively working with international partners to maintain pressure on the Government of Iran to comply with its international nuclear obligations. The sanctions announced today are an important step toward that goal, as they target Iran's ability to acquire and utilize resources in support of its illicit nuclear activities.

Source : http://www.state.gov/r/pa/prs/ps/2011/05/164132.htm 


Pour en savoir plus les sanctions américaines contre l'Iran, voir : http://www.state.gov/e/eeb/esc/iransanctions/index.htm