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mercredi 28 avril 2010

L'Iran augmente ses réserves d'essence

En écho à l'annonce de Total et aux décisions de Lukoil et Shell de suspendre leurs livraisons d'essence à la république islamique, l'Iran a pris des mesures pour augmenter ses réserves stratégiques et sa production d'essence, a déclaré ce mardi selon la presse le vice-ministre iranien du Pétrole, tout en balayant la menace de sanctions internationales sur les importations de carburants.
"Nous avons augmenté nos réserves stratégiques d'un milliard de litres par rapport à l'année dernière", a déclaré Nourredine Shahnazizadeh, vice-ministre du Pétrole, cité par l'agence Mehr.
"Les sanctions sur les importations d'essence ne se produiront jamais", a ajouté Shahnazizadeh, en ajoutant que le ministère du Pétrole avait pris une série de mesures pour augmenter la production d'essence.
L'Iran produit actuellement 44,6 millions de litres d'essence par jour alors que la consommation quotidienne est de 65 millions, selon Shana, le site internet du ministère du Pétrole.
Téhéran doit donc importer 20 millions de litres par jour, soit près du tiers de sa consommation.
Shahnazizadeh a ajouté que l'Iran allait porter sa production d'essence à 45,6 millions de litres cette année.
Les responsables occidentaux ont laissé entendre que des sanctions sur les importations d'essence pourraient être adoptées contre l'Iran pour faire pression sur le pays en raison de son programme nucléaire controversé. Bien que la Russie et la Chine se sont déclarées hostiles à de telles sanctions au CSNU, les Etats-Unis ont d'ors et déjà élaboré un projet de loi leur permettant de sanctionner les entreprises américaines et étrangères qui livreraient de l'essence à l'Iran. Cette loi américaine peut être comparée à la loi d'Amato adopté par l'administration Clinton au milieu des années 90 mais qui sanctionne quant à elle les entreprises américaines et étrangères qui investiraient dans le secteur des hydrocarbures iraniens pour un montant supérieur à 20 millions de dollars.
Plusieurs compagnies occidentales et asiatiques ont déjà décidé de ne plus vendre d'essence à Téhéran.
L'Iran a annoncé en novembre le lancement d'un plan d'urgence pour augmenter la production d'essence dans ses unités pétrochimiques, en y apportant des modifications, pour contrer d'éventuelles sanctions.

Total "prêt" à cesser ses livraisons d'essence à l'Iran en cas de nouvelles sanctions américaines

Le directeur général de Total, Christophe de Margerie, a annoncé ce lundi 26 avril que son groupe cesserait de vendre d'essence à l'Iran si les Etats-Unis votaient une loi visant à pénaliser les groupes vendant du pétrole à Téhéran.
Actuellement, Total livre de faibles montants de carburants à la république islamique, a-t-il dit à la presse en marge d'une conférence.
Alors que Washington fait pression à l'Organisation des nations unies (ONU) en faveur de nouvelles sanctions contre l'Iran en raison de son programme nucléaire, plusieurs groupes pétroliers importants et des courtiers spécialisés en matières premières ont déjà freiné leurs ventes en Iran afin d'éviter des sanctions sur leurs activités aux Etats-Unis. Ceci est notamment valable pour les groupes pétroliers Shell et Loukoil.
Selon les projets de lois votés au Sénat et à la Chambre des représentants américains, mais qui doivent encore être fusionnés, les sociétés internationales qui fournissent de l'essence à l'Iran seraient fortement pénalisées dans leurs activités américaines.
Bien qu'étant le cinquième pays exportateur de pétrole dans le monde, l'Iran doit importer entre 35 et 40% de ses besoins en essence en raison de manques dans ses capacités de raffinage, ce qui rend le pays considérablement vulnérable. Les manquements infrastructurels de la république islamique s'explique en partie par la politique coercitive unilatérale mise en place par les Etats-Unis au milieu des années 90. Par exemple, rappelons que la loi d'Amato comporte une close d'extraterritorialité dans la mesure où elle autorise les Etats-Unis à sanctionner toutes les entreprises qui investiraient plus de 20 millions de dollars dans le secteur des hydrocarbures iraniens. Actuellement, la Chine fournit à l'Iran entre 30 000 et 40 000 barils de pétrole raffiné par jour, illustrant parfaitement l'ironie de la situation d'un pays possédant les deuxièmes plus importantes réserves en pétrole de la planète.
Par ailleurs, Christophe de Margerie a indiqué que les entreprises du secteur de l'énergie devaient sans attendre effectuer les investissements nécessaires pour être en mesure de répondre à la demande future de gaz et de pétrole.
Avec le recul de la demande d'énergie provoqué par la récession mondiale, de nombreux projets ont été suspendus. Mais après deux ans de contraction, la demande devrait repartir en 2010 et ces projets doivent être remis sur les rails, a-t-il souligné.
"Il n'y a pas de temps à perdre avant de recommencer à investir", a-t-il dit lors d'une manifestation au Koweït.
Selon Christophe de Margerie, un baril compris entre 80 et 85 dollars sera suffisant pour encourager les projets d'investissement dans le secteur.
Si la demande augmente fortement, les cours devront grimper à 100 dollars le baril afin d'encourager l'exploitation de projets plus coûteux.
Total anticipe une hausse annuelle de la demande d'environ un million de barils par jour jusqu'en 2020, a-t-il précisé. Des investissements seront nécessaires pour pouvoir satisfaire cette demande et compenser le recul de la production sur les sites existants, évalué entre 6 et 7% par an.
Une grande partie de la demande nouvelle sera concentrée en Asie tandis que les pays développés devraient connaître une consommation atone dans les années à venir.
Ces tendances vont entraîner des modifications dans le secteur de l'énergie, notamment dans les relations commerciales.
"Cela change les relations, change les partenariats et change la façon dont nous nous comportons", a-t-il dit.

mardi 27 avril 2010

Medvedev juge l'Iran "irresponsable"

Le président russe Dmitri Medvedev a une nouvelle fois haussé le ton contre le comportement "irresponsable" de l'Iran sur son programme nucléaire, ajoutant que l'éventualité de nouvelles sanctions se précisait, selon un entretien diffusé ce lundi par le Kremlin.
"Pour le moment, l'Iran ne fait pas preuve de la retenue nécessaire et se comporte de façon assez irresponsable. C'est un triste fait", a-t-il déclaré, selon le texte de l'interview à la Danish Broadcasting Corporation, diffusé par le Kremlin.
"Si cette situation se prolonge, alors rien n'est à exclure, y compris des sanctions. Bien sûr, les sanctions sont une mauvaise chose car elles ne produisent que rarement des résultats. Mais si toutes les autres voies ont été épuisées, pourquoi pas?", a ajouté Dmitri Medvedev, attendu au Danemark ce mardi et mercredi.

lundi 26 avril 2010

L'Iran et sa course à l'espace...

L'Iran a prévu de lancer d'ici mars 2011 plusieurs satellites d'observation et de télécommunications, a indiqué lundi son ministre des Télécommunications, M. Reza Taghipour, cité par le site internet de la télévision d'Etat.
"Nous allons envoyer cette année (iranienne, s'achevant le 21 mars 2011) dans l'espace des satellites de télécommunication et d'observation photo", a déclaré M. Taghipour lors d'une visite à Moscou.
Ces satellites, dont il n'a pas précisé le nombre ni le nom, "sont actuellement en phase de test", a-t-il ajouté.
Ils seront lancés "une fois que les lanceurs et les stations de guidage seront prêts", a-t-il encore indiqué sans préciser quels lanceurs l'Iran prévoyait d'employer.
L'Iran a présenté en février trois satellites en projet: le satellite de télécommunication en orbite basse Mesbah-2, un satellite de reconnaissance baptisé Tolou, et un satellite chargé de prendre des photos de la Terre baptisé Navid. Téhéran avait alors exprimé l'espoir de lancer Mesbah-2 en 2011.
En janvier, l'Iran avait également indiqué travailler sur un satellite expérimental chargé de tester une caméra et des équipements de télécommunications, baptisé Ya Mahdi.
Le lancement en février 2009 du premier satellite construit en Iran, baptisé Omid (espoir), par une fusée Safir-2 également construite en Iran avait provoqué l'émoi des Occidentaux qui avaient exprimé publiquement la crainte que cette capacité ne soit utilisée à des fins militaires.
Téhéran a annoncé en février dernier un nouveau test réussi de son lanceur Kavoshgar-3, ainsi que la construction d'une nouvelle fusée spatiale beaucoup plus lourde, baptisée Simorgh (Phoenix). Cette fusée de 85 tonnes devrait pouvoir mettre d'ici deux ans un satellite de 100 kilos en orbite à 500 kilomètres d'altitude, selon les dirigeants iraniens.
Téhéran a toujours démenti avoir des objectifs militaires en matière spatiale ou nucléaire malgré les soupçons selon lesquels il chercherait à se doter de l'arme atomique ainsi que de capacités balistiques à longue portée, afin de disposer de missiles capables de transporter des têtes nucléaires.

samedi 24 avril 2010

Un drone iranien pour 2011 ?

Les Gardiens de la révolution ont annoncé aujourd'hui qu'un drone furtif de fabrication locale, capable de mener des bombardements, serait prêt d'ici mars 2011.
"Le drone ultra perfectionné, furtif, capable de bombarder, construit par les Gardiens de la révolution, sera opérationnel au second semestre de cette année", a indiqué le général Amir Ali Hajizadeh en se référant à l'année iranienne qui s'achève le 20 mars 2011. ll n'a pas donné plus de détails sur cet appareil.
Déjà à la mi-avril, l'Iran avait indiqué avoir fait "de bons progrès" dans le domaine des drones.
Le lancement de deux lignes de production de drones avait été annoncé en février par les autorités. Les drones iraniens suscitent l'inquiétude des Etats-Unis, le secrétaire américain à la Défense Robert Gates s'étant dit préoccupé fin mars par les "difficultés" qu'ils pourraient poser aux forces américaines en Afghanistan et en Irak.

dimanche 11 avril 2010

Iran : un nouveau missile anti-aérien

L'Iran a lancé dimanche la production en série d'un nouveau missile anti-aérien de moyenne portée baptisé Mersad (embuscade), capable de frapper des avions ennemis à "basse et moyenne altitude", a rapporté la télévision d'Etat.
"Le missile anti-aérien Mersad est un missile de moyenne portée capable d'atteindre les avions modernes à basse et moyenne altitude", a déclaré le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, en inaugurant la chaîne de production du missile.
Téhéran, menacé de nouvelles sanctions internationales mais également de frappes militaires israéliennes contre son programme nucléaire qui inquiète les Occidentaux, a multiplié ces dernières semaines les annonces sur la mise au point et la fabrication de nouveaux missiles.
En mars, l'Iran a lancé la production d'un missile antinavires à courte portée, baptisé Nasr-1, capable de "détruire des cibles de 3.000 tonnes" selon Téhéran.
M. Vahidi a également inauguré début février, à l'occasion du 31e anniversaire de la Révolution, les sites de production d'un missile sol-air anti-hélicoptères baptisé Qaem et d'un missile antichar à "double tête" baptisé Toufan.
Face à la menace d'attaques aériennes visant ces installations nucléaires, la défense anti-aérienne a aujourd'hui tendance à devenir de facto une composante à part, pleine et entière, du système de dissuasion iranien et ce, afin de palier aux manquements de la république islamique en matière de force aérienne.

Photo : Ahmad Vahidi

samedi 10 avril 2010

Russie-Iran : Loukoil stoppe ses livraisons de pétrole à l'Iran

Le géant pétrolier russe Loukoil a décidé de cesser les livraisons de pétrole à l'Iran pour éviter d'éventuelles pertes en cas de sanctions américaines contre le pays, a rapporté jeudi dernier le quotidien économique russe RBC.
Loukoil, deuxième compagnie russe de pétrole, livrait du pétrole à l'Iran tous les deux mois par le truchement d'intermédiaires pour une quantité variant chaque fois entre 250. 000 et 500.000 barils (à titre de comparaison, la Chine fournit à l'Iran entre 40 000 et 50 000 barils... par jour !).
Plusieurs compagnies pétrolières occidentales (Shell,...) se sont retirées du marché pétrolier iranien ces derniers mois, redoutant de nouvelles sanctions plus sévères, selon RBC.
Loukoil a annoncé l'abandon du projet pétrolier Anaran en Iran le mois dernier, estimant avoir perdu 63 millions de dollars l'année dernière dans ce projet en raison des sanctions.
Les analystes ont estimé que Loukoil a des entreprises et des investissements aux Etats-Unis, ce qui signifie qu'il devait contrôler d'éventuels risques politiques causés par sa coopération avec l'Iran. Toutefois, le retrait de Loukoil ne bouleverserait pas le marché iranien.
La direction de Loukoil s'est pour sa part refusée à tout commentaire.

jeudi 8 avril 2010

Découvrir : Silk Road Economy

Silk Road Economy est un blog tenu par Ben Simpfendorfer, économiste en chef en charge de la Chine à la Royal Bank of Scotland et ancien "Senior China Economist" chez JPMorgan. Il est en outre l'auteur de l'ouvrage The New Silk Road: How a Rising Arab World is Turning Away from the West and Rediscovering China que j'ai recommandé dans l'un de mes billets précédents.
Ce blog vous fera découvrir les enjeux économiques et énergétiques de la "nouvelle route" de la Soie, du Golfe à la Chine en passant, bien sur, par l'Iran.
Bonne découverte :-).

Nucléaire iranien : récapitulatif des derniers développements

Déniché sur le site du New-York Times, voici un petit récapitulatif des derniers événements survenus dans le cadre de la question nucléaire iranienne depuis la reprise des négociations en octobre dernier entre la république islamique et le groupe des 5+1.

April 2, 2010 Iran continues to send conflicting signals over possible nuclear negotiations. On Thursday Iranian Foreign Minister Manouchehr Mottaki said Tehran remains open to a fuel swap, while Iran’s top nuclear negotiator said Friday new sanctions would only deepen Iranian intransigence on the issue. — The Council on Foreign Relations

April 1, 2010 After months of resisting the idea of new Security Council sanctions against Iran over its nuclear program, the Chinese government appears to have taken a step closer to supporting them, agreeing to enter negotiations over the language of a new resolution to intensify international pressure on Iran. — NYT

March 29, 2010 Six months after the revelation of a secret nuclear enrichment site in Iran, international inspectors and Western intelligence agencies say they suspect that Tehran is preparing to build more sites in defiance of United Nations demands. — NYT

March 25, 2010 Russia disclosed that Russian and Chinese envoys had pressed Iran’s government to accept a United Nations plan on uranium enrichment during meetings in Tehran early this month but that Iran had refused. — NYT

March 19, 2010 Secretary of State Hillary Rodham Clinton and Russia’s foreign minister clashed publicly over an announcement that Russia would complete a nuclear power plant in Iran this summer. — NYT

March 17, 2010 Ahead of talks in Beijing with Chinese leaders, British Foreign Secretary David Miliband said the five permanent members of the UN Security Council were in agreement on how to tackle the standoff over Iran's nuclear program, suggesting that China was growing more concerned about Iran's intentions. — The Carnegie Endowment for International Peace

March 11, 2010 Defense Secretary Robert M. Gates told the royal family of Saudi Arabia that the United States wanted to help build up the kingdom’s military defenses against the growing threat of Iran, but also needed its help in pressing for new United Nations sanctions on Tehran. — NYT

March 7, 2010 An analysis of federal records, company reports and other documents shows that both the Obama and Bush administrations have sent mixed messages to the corporate world when it comes to doing business in Iran, rewarding companies whose commercial interests conflict with American security goals. — NYT

March 4, 2010 The U.S. is circulating a draft of new, tougher sanctions against Iran that would both broaden the scope and intensify three previous rounds of sanctions enacted in an effort to persuade Iran to halt uranium enrichment and negotiate the future of its nuclear development program. — NYT

Feb. 27, 2010 The mystery of why Iran moved nearly its entire stockpile of low-enriched nuclear fuel to an above-ground plant is the subject of fervent debate among many who are trying to decode Iran’s intentions. — NYT

Feb. 11, 2010 Speaking on the 31st anniversary of the Islamic Revolution, which toppled Shah Mohammed Reza Pahlavi, Iranian president Mahmoud Ahmadinejad said Iran was a "nuclear state," declaring that Iranian scientists had, for the first time, processed uranium to a level of 20 percent enrichment. Although his claims could not be independently verified, Western experts have said that Iran could theoretically move relatively quickly toward the manufacture of weapons-grade fuel, usually reckoned at 90 percent. — The Carnegie Endowment for International Peace

Feb. 9, 2010 Iran told the United Nations nuclear watchdog agency that it would begin enriching its stockpile of uranium for use in a medical reactor, prompting officials from the United States, France and Russia to call for stronger sanctions against Tehran. — The Carnegie Endowment for International Peace

Feb. 3, 2010 Iranian President Mahmoud Ahmadinejad appears to back a dormant proposal to send the bulk of Iran's enriched uranium abroad, only weeks after rejecting the UN-brokered deal. Meanwhile, U.S. Director of National Intelligence Dennis Blair says Iran's technical advancement in enrichment-related activities strengthens judgments in a 2007 National Intelligence Estimate that Iran is "keeping open the option to develop nuclear weapons," but it remains unclear whether Tehran will eventually decide to do so. — The Carnegie Endowment for International Peace

Jan. 28, 2010 A day after President Obama warned Iran’s leaders of the external pressures they face if they fail on their nuclear obligations, Iran experts are offering their views on the country’s domestic turmoil. At bitterlemons-international.org, Iran scholars ponder the year ahead for leaders in Tehran. Reformist cleric Mehdi Karroubi, meanwhile, predicts Mahmoud Ahmadinejad’s government will not finish its four-year term. — The Council on Foreign Relations

Jan. 28, 2010 With President Barack Obama warning Iran and North Korea of increased isolation in his first State of the Union address, the United States will reportedly present the five permanent members of the UN Security Council, plus Germany, a list of Iranian individuals and firms to target with sanctions. Meanwhile, German Chancellor Angela Merkel signals support for broad-based sanctions as Siemens, Europe’s biggest engineering conglomerate, announced an end to business with Iran. — The Carnegie Endowment for International Peace

Jan. 20, 2010 With Washington preoccupied by health care reform, Haiti, and the Massachusetts Senate race, three significant developments on the Iran nuclear issue have gone largely unnoticed: the six major powers failed to agree on a new round of sanctions instead, a German company agreed to a massive new contract with Iran and Tehran formally rejected the International Atomic Energy Agency’s nuclear fuel deal.—William Tobey, Harvard's Belfer Center for Science and International Affairs. — NYT

Jan. 18, 2010 After sending a lower-ranking representative to talks between the five permanent members of the UN Security Council, plus Germany, China vetoed a fourth round of sanctions against Iran's disputed nuclear activites. Iran, meanwhile, hailed the indecision over further sanctions as a sign of "rationality." — The Carnegie Endowment for International Peace

Jan. 15, 2010 Iranian supreme leader Ayatollah Ali Khamenei says the mysterious killing of a scientist illustrates efforts by Iran's enemies "to strike a blow at the scientific movement of the country." But the assassination has raised more questions than answers. — The Council on Foreign Relations

Jan. 12, 2010 The United States will meet with other UN Security Council members and Germany in New York later this week to discuss possible new sanctions over Iran's contested nuclear program. Some analysts argue tougher financial sticks are needed to force Iran's hand. — The Council on Foreign Relations

Jan. 11, 2010 Politico's Laura Rozen reports that the United States is continuing negotiations with Iran over a nuclear fuel swap, despite the expiration of the end-of-year deadline for a deal set by President Barack Obama. — The Carnegie Endowment for International Peace

Jan. 8, 2010 Days after Taiwan indicated it had called off a probe into reports that local companies sold nuclear technology to Iran, the head of a Taiwanese company said he received an order from a Chinese firm to procure nuclear dual-use pressure transducers, which were then shipped to Iran, presumably for use in Iran's gas centrifuge program. — The Carnegie Endowment for International Peace

Jan. 6, 2010 The Institute for Science and International Security, which assisted the Times of London in analyzing a secret memo believed to describe Iran's plans to test a key component of a nuclear bomb, has updated its assessment and offers new questions on the document's authenticity. — The Council on Foreign Relations

Jan. 6, 2010 China's ambassador to the United Nations, Zhang Yesui, rules out new sanctions aimed at pressuring Iran to halt its disputed nuclear activities, dampening hopes for a swift agreement in the UN Security Council on a fourth sanctions resolution until March at the earliest. — The Carnegie Endowment for International Peace

Jan. 6, 2010 Over the past decade, Iran has quietly hidden an increasingly large part of its atomic complex in networks of tunnels and bunkers across the country. — NYT

Jan. 4, 2010 French Foreign Minister Bernard Kouchner rejects Iran's counterproposal to a deal brokered by the United Nations to swap Iran's low-enriched uranium for nuclear fuel, saying that Iran was trying to "side-step" the issue. — The Carnegie Endowment for International Peace

Jan. 2, 2010 As President Obama faces pressure to back up his year-end ultimatum for diplomatic progress with Iran, the administration says that domestic unrest and signs of unexpected trouble in Tehran’s nuclear program make its leaders particularly vulnerable to strong and immediate new sanctions. — NYT

Jan. 2, 2010 Iran’s foreign minister warned the West that it had one month to accept Iran’s counterproposal to a deal brokered by the United Nations aimed at slowing the Iranian nuclear program, or else Iran would begin further enriching its nuclear fuel stockpile on its own. — NYT

Dec. 31, 2009 According to senior U.S. officials, the Obama administration is preparing targeted sanctions against elite parts of the Iranian government, including those involved in the crackdown on Iranian protesters, and will likely press forward at the UN Security Council in February. - Carnegie Endowment for International Peace — The Carnegie Endowment for International Peace

Dec. 31, 2009 Israeli Ambassador to the United States Michael Oren states that the possible use of military action against Iran’s nuclear program is "not a subject of conversation" between Israel and the U.S., but rather the current focus is on imposing new sanctions in 2010. - Carnegie Endowment for International Peace — The Carnegie Endowment for International Peace

Dec. 30, 2009 An intelligence report obtained by the Associated Press suggests Iran is seeking to secretly import purified uranium ore from Kazakhstan. Iran is believed to be running out of domestic sources of the ore, a key ingredient to its uranium enrichment program. - The Council on Foreign Relations — The Council on Foreign Relations

Dec. 29, 2009 Israeli Defense Minister Ehud Barak says Iran will have the technology to produce a nuclear bomb by early 2010, and be able to make a bomb the following year. Iran, meanwhile, has warned Israel it will retaliate if Israel strikes at Tehran’s nuclear infrastructure. - The Council on Foreign Relations — The Council on Foreign Relations

Dec. 28, 2009 Turkey's Foreign Minister Ahmet Davutoglu has reportedly discussed Iran's nuclear program with U.S. and Iranian officials, days after Iran's foreign minister said Tehran would consider swapping its nuclear material with the West in Turkey. - The Council on Foreign Relations — The Council on Foreign Relations

Dec. 24, 2009 In a possible blow to U.S. efforts to muster UN Security Council support for a fresh round of sanctions against Iran, China says dialogue—and not economic pressure—is “the proper solution” to the nuclear standoff. - The Council on Foreign Relations — The Council on Foreign Relations

Dec. 23, 2009 The speaker of Iran’s parliament and former nuclear negotiator, Ali Larijani, says his country will enrich uranium to 20 percent if it is unable to buy the fuel it needs for a Tehran research reactor. An UN-brokered deal to refine Iran’s low-enriched uranium outside the country for use in the reactor has not been embraced by Tehran; the White House says Iran has until Dec. 31 to “live up to its obligations” or face punitive action. - The Council on Foreign Relations — The Council on Foreign Relations

Dec. 22, 2009 The chairman of the U.S. Joint Chiefs of Staff, Admiral Mike Mullen, said that military force must remain an option for dealing with Iran's nuclear program, but that an attack on the country's known nuclear facilities would yield "limited results" in stopping Iran from developing nuclear weapons. - Carnegie Endowment for International Peace — The Carnegie Endowment for International Peace

Dec. 22, 2009 Iranian President Mahmoud Ahmadinejad dismissed a year-end deadline set by the Obama administration for Tehran to accept a UN-drafted deal to swap enriched uranium for nuclear fuel, and claimed his government is now "10 times stronger than last year." - Carnegie Endowment for International Peace — The Carnegie Endowment for International Peace

Dec. 22, 2009 Iran analyst Ray Takeyh says despite massive demonstrations in Iran following the death of Grand Ayatollah Hossein Ali Montazeri, the country's opposition remains fragmented, and lacks a clear "nerve center." - The Council on Foreign Relations — The Council on Foreign Relations

Dec. 21, 2009 In an interview with ABC News, Iranian President Mahmoud Ahmadinejad has dismissed as "fabricated" a newly disclosed memo some believe proves Iran has worked to develop a key component of a nuclear bomb. - The Council on Foreign Relations — The Council on Foreign Relations

Dec. 18, 2009 Earlier this week The Times of London released a translated version of the mysterious memo that some scientists believe provides clear evidence Iran is working to perfect an atom bomb. - The Council on Foreign Relations — The Council on Foreign Relations

Dec. 16, 2009 Iran announced that it had test-fired an improved version of its most advanced missile capable of reaching Israel and parts of Europe, provoking immediate rebukes from the White House and leaders in Europe. — NYT

Dec. 16, 2009 American and European intelligence agencies have been trading theories about a spare, two-page document written in Persian that, if genuine, would strongly suggest that scientists in Iran were planning some of the final experiments needed to perfect an atom bomb. — NYT

Dec. 15, 2009 Events on the Iranian nuclear program seem to be playing out just as they did in a recent simulation game played at Harvard. Iran successfully played for time, while Moscow, or in the latest case, Beijing, prevented effective action, even as fresh revelations regarding Iran's nuclear program came to light.—William Tobey, senior fellow, Harvard's Belfer Center for Science and International Affairs. — NYT

Dec. 2, 2009 Iranian president Mahmoud Ahmadinejad announced that his nation would move to produce uranium of much higher enrichment levels, comments almost certain to heighten tensions over Iran’s nuclear ambitions. — NYT

Nov. 30, 2009 Iran angrily refused to comply with a demand by the United Nations nuclear agency to cease work on a once-secret nuclear fuel enrichment plant, and declared it would construct 10 more such plants. — NYT

Nov. 20, 2009 Iran has apparently rejected the IAEA plan to swap about three fourths of the low enriched uranium Iran has produced for fresh fuel for the Tehran research reactor, buying time for negotiators to seek a more comprehensive deal.—William Tobey, senior fellow at Harvard's Belfer Center for Science and International Affairs. — NYT

Nov. 16, 2009 Nuclear report on Iran arouses new suspicions about whether the country may have also concealed other nuclear factories. — NYT

Nov. 12, 2009 The time lines and design features associated with construction of Iran's once secret facility near Qom, intended for uranium enrichment, will afford the IAEA ample lines of inquiry. The key question is: how will Tehran respond? —William H. Tobey, Senior Fellow, Belfer Center for Science and International Affairs — NYT

Nov. 11, 2009 Nuclear negotiations with Iran appear to be headed toward the equivalent of trench warfare with virtually every detail of even an interim agreement manifestly in Tehran’s interest an opportunity for haggling.—William H. Tobey, Senior Fellow, Belfer Center for Science and International Affairs — NYT

Nov. 10, 2009 Iran's refusal to send its enriched uranium to Russia risks uniting the major powers against it.— Deepti Choubey, deputy director, nonproliferation program, Carnegie Endowment for International Peace. — NYT

Nov. 6, 2009 Julian Borger at the Guardian reports more information from the International Atomic Energy Agency’s secret dossier on Iran’s alleged efforts to master the construction of a nuclear weapon. Now, Borger reports that prior to 2004 Iran was working on an advanced system to detonate a nuclear weapon called a “two-point implosion device” that would allow for a narrower nuclear warhead, better able to fit atop an Iranian ballistic missile. —David Albright, President of the Institute for Science and International Security — NYT

Nov. 2, 2009 World leaders pressed Iran to defuse an international standoff over its nuclear program by accepting a deal to ship its nuclear fuel abroad. — NYT

Oct. 30, 2009 Iran rejected the central element of a deal on its nuclear program, in the latest of a string of mixed signals on a plan to ship its uranium stockpile out of the country for processing. — NYT

Oct. 29, 2009 President Mahmoud Ahmadinejad hinted that Iran would accept a United Nations-sponsored plan to send the country’s uranium abroad for processing. — NYT

Oct. 28, 2009 An Iranian official said that even if the country agreed to a plan to ship its enriched uranium abroad for further processing, it would not ship it all at once, a position that could undermine the entire plan. — NYT

Oct. 27, 2009 Iran is apparently proposing that last week's deal on Iranian enriched uranium be "thoroughly reworked," calling into question whether the Vienna meeting was simply an attempt to deflect further sanctions after revelation of the secret enrichment facility at Qom. –-William H. Tobey, senior fellow at Harvard's Belfer Center for Science and International Affairs. — NYT

Oct. 27, 2009 If Iran sends out 80 percent of its low enriched uranium (LEU) within 2-3 months, the IAEA drafted fuel deal will still be a win-win for the U.S. and Iran. But if Iran sends out the LEU more slowly, the deal quickly becomes a loser for the U.S.. –- David Albright, president of the Institute for Science and International Security. — NYT

Oct. 27, 2009 Secretary Hillary Clinton called for vigorous enforcement of the Nonproliferation Treaty, including adopting automatic penalties for violation of safeguards agreements. However, it's hard to reconcile this policy with the new Vienna deal with Iran, as Iran has repeatedly failed to comply with its Safeguards Agreement. –- William H. Tobey, senior fellow at Harvard's Belfer Center for Science and International Affairs. — NYT

Oct. 26, 2009 Iran’s Parliament warned of U.S. efforts to “cheat” Iran out of the nuclear fuel; in the U.S. some are wary that Iran is setting a trap of endless negotiations. — NYT

Oct. 26, 2009 Iran missed its deadline on Oct. 23 to declare whether it would accept a nuclear deal that would ship much of its uranium to Russia for processing. — NYT

Oct. 26, 2009 Iranian negotiators have agreed to a draft deal that would delay the country’s ability to build a nuclear weapon for about a year. — NYT

Un peu de lecture...

Simpfendorfer B., The New Silk Road: How a Rising Arab World is Turning Away from the West and Rediscovering China, Palgrave Macmillan, 2009, 256p., ISBN : 978-0230580268

The Arab world is rising. Dubai’s skyline is jammed with gleaming skyscrapers. Foreign banks are opening in Syria’s business districts. Cairo’s five-star hotels are filled by Arab holiday makers. Yet, the Arab world isn’t rising alone. It is matched by an emerging China. The timing isn’t a coincidence. The two are historic economic powers connected by one of the world’s great trade corridors.
The New Silk Road is a ground-breaking analysis of the rise of the Arab world and its strengthening relations with China. The changes are not easy to observe. But Ben Simpfendorfer is one of the world’s leading experts on the region. He is the Chief China economist for a major global bank. Speaks Arabic and Chinese. And has lived in Beirut, Damascus, Beijing, and Hong Kong.
The New Silk Road is a mixture of analysis and first-hand accounts. It tells the stories of Arab traders in Chinese coastal cities. It explains why Arabic-speaking Chinese officials appear on Al Jazeera. It explores how Chinese traders are using Syria as an entry point to the Arab world. Each story is a thread in the new Silk Road easily overlooked by the English-language media.
The world’s centre of cultural and economic gravity is shifting. The East is rising again to challenge the West’s centuries-long dominance of global affairs. America has the most to lose, but Europe is also challenged. The New Silk Road provides a roadmap to the changes taking place. It is essential reading for anyone trying to understand what promises to be one of this century’s greatest stories.
The New Silk Road was published in April 2009 by Palgrave Macmillan. It will shortly be available in Arabic, simplified Chinese, traditional Chinese, and Korean.

Reviews:

Simpfendorfer is not just a good economist but an artful story teller who entertains as he educates…’The New Silk Road’ is a glimpse of the future that is easy to get into and hard to put down.”
Chas W. Freeman, Jr., former US chargé at Beijing and Ambassador to Saudi Arabia.

With an economists’ toolbox for mapping aggregate growth, and a diarists’ talent for capturing the minute, human interactions that join executives and officials from these two ancient worlds, Simpfendorfer makes the logic, limits and significance of Sino-Arab engagement understandable”.
Daniel Rosen, Visiting Fellow at the Peterson Institute for International Economics and Adjunct Professor at Columbia University

The trajectory of the Arab and Chinese economies still matches the soaring skylines of Dubai and Shanghai…as Simpfendorfer bracingly illustrates, these are not isolated events but rather the resurrection of a Silk Road symbiosis.
Parag Khanna, author of ‘The Second World’ and Senior Research Fellow at the New America Foundation

Simpfendorfer doesn’t just look at the data; he also shows that growing trade has created a set of stories that increasingly link together the peoples at both ends of the new Silk Road.”
Brad Setser, Fellow at Council on Foreign Relations

Nouvelle doctrine nucléaire US : Ahmadinejad menace et s'en prend à Obama...

Il n'est guère surprenant que le président iranien s'en prenne aux Etats-Unis même si dans ce cas, cela révèle un certain paradoxe... En effet, alors que les responsables iraniens s'en prennent régulièrement aux arsenaux nucléaires des grandes puissances (et plus particulièrement à celui des Etats-Unis), ceux-ci ont complètement éclipsé la signature ce jeudi à Prague du traité Start III pour se focaliser uniquement sur la nouvelle doctrine nucléaire US qu'ils dénoncent allègrement. Depuis le temps que l'Iran accuse les Etats-Unis de ne prendre aucune mesure pour diminuer leur arsenal nucléaire (en référence à l'art. 6 du TNP), ce silence et ce choix de communication démontre bien à quel point la rhétorique du régime des Mollahs se base sur une dénonciation de "l'oppresseur étranger" et sur une certaine dose de victimisation ( "ils" ont des armes nucléaires et "ils" nous empêchent de développer notre industrie atomique à des fins pacifiques)... Rien de neuf sous le soleil certes, mais pas facile d'avancer dans ce climat là... Si Obama était arrivé au début des années 2000, peut-être ses démarches auraient-elles rencontré un plus large écho auprès du gouvernement Khatami, quoi que... Le casse-tête que constitue le système institutionnel iranien aurait plus que probablement permis aux conservateurs de bloquer toutes les démarches d'apaisement.
Bref, revenons-en à notre cher Mahmoud qui n'est pas très content ...
Le président iranien a donc dénoncé ce mercredi avec virulence la nouvelle doctrine nucléaire américaine qui fait de l’Iran une exception à la règle pour le recours à l’arme nucléaire, évoquant une possible réponse “fracassante” à la politique de Barack Obama. “J’espère que les déclarations publiées ne sont pas vraies (...) . Il (Obama) a menacé (d’avoir recours à des) armes nucléaires et chimiques (contre) les pays qui ne se soumettent pas aux Etats-Unis”, a déclaré Ahmadinejad lors d’un discours prononcé dans le nord-ouest du pays et retransmis en direct par la télévision d’Etat. “Fais attention. Si tu marches sur les pas de (l’ex-président américain George W.) Bush, la réponse des nations sera aussi fracassante que celle donnée à Bush”, a-t-il ajouté.
Dans le cadre de leur nouvelle doctrine nucléaire dévoilée mardi, les Etats-Unis s’engagent à ne jamais utiliser l’arme atomique contre un adversaire qui ne la détient pas et qui respecte les règles du Traité de non prolifération nucléaire (TNP). L’Iran et la Corée du Nord font toutefois figures d’exception à la règle, a prévenu l’administration américaine. “Ce que M. Obama a dit, même M. Bush, qui a du sang sur les mains, ne l’a pas dit”, a-t-il ajouté. “Mesure un peu ce que tu fais. Sache que des gens plus importants que toi n’ont pas pu faire quoi que ce soit” contre l’Iran, a-t-il lancé à l’adresse du président américain.
De son côté, le chef de la diplomatie, Manouchehr Mottaki a qualifié la nouvelle doctrine nucléaire des Etats-Unis de “propagande”, appelant Washington à tenir sa promesse de débarrasser le monde de la bombe atomique. Il a réitéré que l’Iran, soupçonné par les grandes puissances de vouloir se doter de l’arme nucléaire sous couvert de son programme civil, ne croyait pas dans l’arme atomique et n’en avait pas besoin. M. Mottaki a également affirmé que Téhéran était toujours prêt à “un échange de combustible” pour le réacteur de Téhéran comme l’avait proposé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). “La proposition d’échange de combustible est toujours sur la table et nous pouvons la mettre en oeuvre”, a déclaré M. Mottaki, affirmant que l’échange pouvait se faire “dans un bref délai s’ils font preuve de volonté politique”.
Pour rappel, l’AIEA a proposé (mais le plan a été mis au point par les grandes puissances) en octobre 2009 à Vienne que l’Iran livre 1.200 kg de son uranium faiblement enrichi (3,5%) à la Russie, laquelle serait chargée de l’enrichir à 20% avant sa transformation, en France, en combustible pour le réacteur de recherche médicale de Téhéran (lequel ne peut avoir aucune application militaire, il ne peut produire que des isotopes servant dans le secteur médical). Cette proposition est soutenue par les grandes puissances. Téhéran a cependant refusé de livrer son uranium faiblement enrichi, exigeant que l’échange soit simultané et qu’il se fasse sur le territoire iranien, conditions rejetées par les grandes puissances. Le ministre a ajouté que l’Iran était prêt à stocker un millier de kilogrammes d’uranium faiblement enrichi à l’intérieur du pays sous la supervision de l’AIEA en attendant que l’échange se fasse.
Ce jeudi, Mahmoud s'en est encore pris au président américain, déclarant que : "Obama parle aux gens le langage des bombes et des balles. Ils (les Etats-Unis) ont tué plus de 300.000 personnes en Afghanistan et en Irak", a indiqué M. Ahmadinejad. "Ces actions sont contraires aux enseignements de Dieu", a-t-il ajouté.
"Quand l'ennemi dit : nous voulons imposer de nouvelles sanctions sur vous, on devrait dire : allez-y, faites-le. Bien entendu, nous n'aimons pas les sanctions (...) mais quand ils en parlent nous n'allons pas les supplier (de ne pas le faire)", a-t-il également dit.

Découvrir : Arms Control Wonk

Quel meilleur jour pour découvrir un site dédié au désarmement que celui où doit être signé le traité Start III :-) ? Je vous le demande ...

Un peu plus sérieusement, ce blog (Arms Control Wonk) est loin d'être piloté par des amateurs ... Son initiateur, Jeffrey Lewis, n'est autre que le directeur de la Nuclear Strategy and Nonproliferation Initiative au sein de la New America Foundation.
Dans son ensemble, Arms Control Wonk propose un vaste choix de billets traitant tout autant de la prolifération nucléaire que des problèmes sécuritaires engendrés par le développement des programmes balistiques et ABM. A découvrir et explorer sans modération... Bonne lecture à tous !

mercredi 7 avril 2010

La Turquie et le Moyen-Orient : le dernier rapport de l'International Crisis Group

Voici le dernier rapport de l'International Crisis Group sur les rapports entre la Turquie et le Moyen-Orient. A l'heure où la Turquie oriente de plus en plus sa diplomatie vers son voisinage propre (ce qui fait dire à certains que l'on assiste à un "néo-ottomanisme", qualification hasardeuse selon moi dans la mesure où la politique actuelle répond plus simplement à une logique "naturelle" de la géopolitique...), voici une lecture intéressante à découvrir. Bonne lecture :-).

La nouvelle doctrine US en matière de dissuasion nucléaire est arrivée ... Et n'épargne pas l'Iran

La nouvelle doctrine US en matière de dissuasion nucléaire est arrivée ! Que nous a donc concocté l'administration Obama ? Hé bien force est de constater que cette nouvelle doctrine ne laisse personne indifférent... Et que le timing est bien choisi ! Alors que le traité Start 3 doit être signé ce jeudi (soit le 8 avril 2010), qu'un sommet sur la sécurité nucléaire doit se tenir à Washington du 12 au 14 avril avec en toile de fond, la délicate question de la sécurisation des arsenaux et matériaux nucléaires, pour empêcher les organisations terroristes de s'en saisir et que de nouvelles sanctions contre l'Iran (soupçonné par les Occidentaux de chercher à acquérir une capacité nucléaire militaire) se dessinent, il était temps que Barack nous présente sa vision des choses en matière de dissuasion nucléaire.
Que nous apprend ce rapport ? Tout d'abord, il restreint l'usage de l'arme nucléaire par les Etats-Unis. Ceux-ci renoncent par exemple à faire usage de "la bombe" en cas d'attaque chimique ou biologique par un ENDAN (Etat Non Détenteur d'Armes Nucléaires)... Mais ils ne renoncent pas pour autant à leur droit de bombarder des Etats qui ne tiennent pas leurs engagements internationaux en matière de non prolifération... Tiens tiens tiens... L'Iran serait-il visé ? Fort probable... Barack a donc choisi la "voie du milieu" en faisant un pas supplémentaire envers ses engagements pris à Prague il y a un an et en gardant la porte ouverte à toutes les possibilités en cas d'escalade avec la république islamique (puisque le recours en premier à l'arme atomique n'est pas écarté).
Avec cette nouvelle doctrine, l'administration Obama choisit de protéger ses intérêts vitaux et ceux de ses alliés par le biais d'une riposte graduée. Le développement de nouvelles bombes telles que les bunker busters à tête nucléaire est pour sa part abandonné. De même, la prolifération nucléaire vers des acteurs non-étatiques tels que les groupements terroristes devient la principale menace en lieu et place des EDAN...
Autre point (très) important : l'ambiguïté nucléaire. La dissuasion nucléaire repose en effet sur l'ambiguïté. Or, en restreignant le champ d'application de la riposte nucléaire, Barack Obama a délibérément choisi de restreindre cette ambiguïté, ce qui n'a pas manqué d'éveiller des critiques dans le camp des conservateurs US qui dénoncent un affaiblissement de la posture américaine. Cette nouvelle doctrine risque également de susciter quelques réactions au sein des pays alliés des Etats-Unis... A voir donc.
En Russie en revanche (où je me trouve actuellement) les experts parlent unanimement d'une doctrine "responsable" tenant compte du principe de réciprocité envers les intérêts des autres grands acteurs internationaux (comme la Russie par exemple...).
Et pour ce qui est de l'Iran ? Cette nouvelle doctrine ne met en aucune façon l'Iran à l’abri d'une attaque nucléaire américaine, bien au contraire puisque la république islamique est directement visée par cette doctrine au même titre que la Corée du Nord. Mais si l'Iran est certes un "pays hors norme" comme le décrit Barack Obama, peut-on dire qu'il transgresse ses engagements internationaux ? Oui et non ... Tout est une question de point de vue. Pour les iraniens, leurs engagements se limitent à l'application du protocole d'accord passé avec l'AIEA en vertu de leurs engagements au regard du TNP. Pour les Occidentaux, les engagements iraniens tiennent aussi compte des résolutions du CSNU... Résolutions demandant à Téhéran de suspendre ses activités d'enrichissement endogène que les Mollahs juge illégales puisque le TNP leur octroie le droit de recourir à de telles activités. Rappelons que pour les iraniens, il est profondément injuste que les Etats-Unis signent un protocole de partenariat dans le domaine nucléaire avec l'Inde (non signataire du TNP) et que la communauté internationales ne s'offusquent pas de la maitrise complète du cycle du combustible par le Brésil, pourtant lui aussi non signataire du TNP...

Encore une tournée africaine pour Manouchehr Mottaki

Toujours à la recherche de soutiens diplomatiques (mêmes le plus infimes ...), l'Iran ne ménage pas ses efforts pour promouvoir son image auprès des pays les moins favorisés... Ainsi le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, est rentré à Téhéran dimanche dernier après avoir achevé une nouvelle tournée africaine.
Au cours de son déplacement de cinq jours, M. Mottaki s'est rendu tout d abord en Algérie, puis au Gabon et enfin au Sénégal. Il s'est entretenu avec de hauts responsables de chacun de ses pays sur les questions d'intérêt commun ainsi que des développements régionaux.
Le ministre iranien a également assisté à une cérémonie spéciale marquant le cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal.
Il a également échangé des points de vue sur le sommet du G15, sur l'échange de combustible nucléaire et l'expansion de la coopération économique avec ces États.
Malgré son activité diplomatique proactive, ce ne sont pas les débouchés africains qui combleront les vides occasionnés à la république islamique par les sanctions américaines et internationales.


Interview de Recep Tayyip Erdogan : ses mots sur la république islamique

Le 5 avril dernier, Le Figaro publiait une interview du premier ministre turc au cours de laquelle la question iranienne ainsi que la position de la Turquie sur cet épineux dossier furent naturellement abordées. Bien qu'il n'ait rien de neuf sous le soleil, Recep Erdogan a rappelé que la position turque se positionne aujourd'hui en opposition à la ligne de conduite défendue par les Occidentaux. Extraits :

[...]
En quelques années, la Turquie est devenue un acteur prépondérant dans une région à forts enjeux stratégiques. Pourriez-vous convaincre le président iranien Mahmoud Ahmadinejad de renoncer à l'arme nucléaire ?


Depuis notre arrivée au gouvernement, toutes nos démarches sont guidées par le même principe : celui de n'avoir aucun ennemi. Et nous commençons à l'appliquer avec nos voisins. À chaque entretien avec mon cher ami Ahmadinejad, nous avons insisté et répété que nous ne voulons pas d'arme nucléaire dans la région. Pouvons-nous convaincre l'Iran ? Quand nous parlons avec eux de cette affaire, ils répondent qu'ils ne conçoivent pas d'arme nucléaire mais qu'ils produisent de l'énergie nucléaire. Et l'Agence internationale de l'énergie atomique n'est pas parvenue à prouver qu'il existe bel et bien une arme nucléaire. Par ailleurs, il y a un pays dans la région qui dispose de l'arme nucléaire. Je ne vois pas pourquoi personne ne s'attarde sur ce cas. Cette approche n'est pas équitable.

Quel rôle souhaitez-vous jouer dans cette crise ?

Bien entendu, nous essayons de convaincre l'Iran. Lors des dernières discussions, l'Iran avait accepté de donner aux États-Unis de l'uranium enrichi. Avant qu'il ne quitte ses fonctions à l'AIEA, Mohammed ElBaradei avait indiqué qu'Istanbul pouvait servir de lieu d'échange.

Vous êtes donc toujours opposés à des sanctions supplémentaires contre Téhéran ?

Nous considérons que cette affaire doit être résolue par la voie diplomatique. Bien sûr, des sanctions sont d'actualité, mais je ne pense pas que celles évoquées puissent aboutir à des résultats. Des sanctions ont déjà été décidées à deux reprises. Ceux qui ont pris la décision de les appliquer ont été les premiers à les violer. Il y a les Français, les Allemands, les Anglais, les Américains et les Chinois. Ils sont tous impliqués et parviennent encore, par des voies indirectes, à introduire leurs produits en Iran. Nous ne pouvons pas omettre cette réalité.

L'Iran est un pays voisin. Cette proximité géographique revêt-elle une importance particulière ?

Il s'agit de notre deuxième fournisseur en gaz naturel, le volume des échanges commerciaux entre nos deux pays se situe actuellement autour de 10 milliards de dollars. Nous avons une frontière commune et, depuis un accord signé en 1639, la paix perdure. Une fois encore, il est impossible de ne pas prendre tout cela en considération.

Blog au ralenti pour 10 jours environ...

Etant actuellement en visite au MGIMO de Moscou pour travailler sur les relations russo-iraniennes, je ne suis malheureusement pas certains de pouvoir tenir le blog à jour pendant cette période. Je continuerai malgré tout à poster des articles et certains extraits de presse relatifs aux derniers développements de la situation iranienne. J'espère que ce voyage sera lucratif et que j'aurais l'occasion de poster un feed-back de ce que j'ai appris prochainement. Meilleures salutations à tous !

Vincent

dimanche 4 avril 2010

Un peu de lecture...


A propos de l'auteur : Bahman Nirumand est né en 1936 à Téhéran et a étudié en Allemagne la philosophie, la littérature allemande et iranienne. Il a enseigné à l'université de Téhéran mais son opposition au régime du Shah l'oblige à fuir le pays en 1965 afin d'échapper aux répressions. En 1979, peu avant la révolution islamique, il retourne en Iran, mais au bout de trois ans, il est à nouveau contraint à l'exil, d'abord à Paris, puis à Berlin. Bahman Nirumand a publié de nombreux livres ainsi qu’une bibliographie de Khomeiny. Depuis 2001, il rédige le rapport mensuel sur l'Iran de la fondation Heinrich Böll.

Le mot de l'éditeur : Que penser de l'actuel conflit international sur la question du nucléaire iranien : Quelle est l'origine de la crise qui oppose les Etats-Unis et l'Iran ? Quels seul les changements qui ont fait de l'allie privilégié des USA dans la région un "étau voyou" ? Que faut-il comprendre par République islamique ? Quelle soit les instances et les personnes qui modèlent celte théocratie ? Quelle politique adopter face à la menace d'une guerre Le dissident iranien Rahman Nirumand, grand connaisseur du sujet, propose ici une nouvelle lecture des provocations iraniennes. D'une écriture alerte et nourrie d'informations "de l'intérieur", cet essai est une contribution essentielle pour comprendre les enjeux contemporains au Moyen-Orient.

Mon avis : Cet ouvrage, écrit avec un style fluide et accrocheur, constitue une lecture facile et enrichissante dans la mesure où l'auteur, de par sa connaissance du farsi, nous ouvre les portes du débat interne à la république islamique sur la question nucléaire. Ce livre rend compte au lecteur de la complexité du débat interne qui secoue la république islamique sur la question nucléaire qui se retrouve trop souvent cantonnée à l'avis des experts occidentaux. Voir ce débat au travers d'un autre "prisme", pas moins critique que l'avis dominant, nous permet de réaliser que les arènes du pouvoir iranien ne sont pas monolithiques et que pour comprendre le bras de fer interétatique qui secoue la république des Mollahs et les Etats occidentaux, il convient avant tout de comprendre les bras de fer internes qui se déroulent à Téhéran... Une lecture enrichissante et accrocheuse à ne pas manquer pour quiconque s'intéresse à la république islamique.

Manouchehr Mottaki : une entente avec l'AIEA sur la question nucléaire est toujours possible

Une entente avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le dossier nucléaire de Téhéran est toujours possible, a déclaré mercredi dernier le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki à l'issue d'une rencontre avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika.
"Le dossier nucléaire est actuellement posé sur la table et il est possible de parvenir à une entente à ce sujet avec l'Iran sur la base de ce qui se déroule à Vienne", a affirmé M.Mottaki cité par l'agence Algérie Presse Service (APS).
Il est arrivé en Algérie pour une visite de deux jours.
Selon le chef de la diplomatie iranienne, il a évoqué avec le leader algérien "le combustible nucléaire dont l'Iran a besoin pour le site de recherches de Téhéran".
M. Mottaki, a également remercié l'Algérie "pour son soutien concernant le dossier de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques", indique le communiqué d'APS.
Lors du récent sommet de la Ligue arabe, son secrétaire général Amr Moussa a invité les pays arabes à chercher des "variantes alternatives" en cas d'échec du processus de paix au Proche-Orient. L'une de ces variantes consiste, selon lui, à normaliser les relations avec l'Iran qui réalise fructueusement son programme nucléaire malgré les protestations de certains pays. D'après les observateurs, cette perspective pourrait faire échouer les efforts des Etats-Unis et d'Israël visant à mettre Téhéran dans l'isolement international. La Ligue arabe a également proposé de convoquer prochainement un forum sur la coopération dans la région et d'y inviter la Turquie et l'Iran.

Le Pakistan tente de convaincre l'Inde sur Nabucco en s'engageant à assurer la sécurité du tracé

Le Pakistan garantit la sécurité du gazoduc Peace censé relier par son territoire l'Iran et l'Inde, afin de convaincre New Delhi de s’impliquer dans ce projet, a rapporté ce vendredi l'agence Press Trust of India en référence au ministère pakistanais du Pétrole et des Ressources naturelles.
On ignore jusqu'à présent si l'Inde participera au chantier de cette conduite de 1.035 km de longueur et d'un coût de sept milliards de dollars. Formellement encore membre au projet, New Delhi est absent des négociations depuis trois ans, précise l'agence. De ce fait, le Pakistan proposera à l'Inde une part dans son secteur du gazoduc, pour convaincre New Delhi de l'absence de tout risque.
En janvier dernier, le vice-ministre iranien du Pétrole Nogrekar Shirazi a confirmé que la Russie était également invitée à entrer dans le projet.
L'Inde a suspendu les négociations sur sa participation au projet Peace en septembre 2008. Officiellement, New Delhi se réfère aux "problèmes" avec l'Iran et le Pakistan autour de l'établissement du prix du gaz et du transit qui ont surgi au cours de ces négociations. En réalité, affirment les experts, le problème réel réside dans les pressions politiques exercées par les Etats-Unis sur l'Inde.
Sous l'administration Bush, les relations entre New Delhi et Washington ont connu un essor considérable, au travers notamment d'un partenariat dans le domaine du nucléaire civil et de plusieurs contrats d'armement. L'Iran possède les deuxièmes plus grandes réserves en gaz au monde et l'Inde connait une croissance économique (et donc par extension, une croissance de sa demande énergétique intérieure) parmi les plus importantes au monde de ces dernières années. Si New Delhi décidait de s'approvisionner en gaz iranien, cela constituerait une bouffée d'air frais pour Téhéran dont la situation économique se dégrade de plus en plus. Ainsi, le Majlis a par exemple supprimé cette année, à l'occasion du vote du budget annuel de l'Etat, les subsides accordés par l'Etat à plusieurs produits dont certains répondent à des besoins de première nécessité. Le pain, mais aussi l'essence, devraient voir leur prix multiplié par 10 en l'espace de 5 ans.
Washington, en conflit avec Téhéran, cherche donc à faire échouer le projet qui pourrait ouvrir à l'Iran un nouveau débouché gazier.
Aux yeux des experts, la réalisation du projet sera assortie de risques sérieux: l'instabilité politique au Pakistan, notamment dans sa province du Baloutchistan par laquelle ce gazoduc doit passer.

Le scientifique iranien disparu à La Mecque collabore avec la CIA

L'atomiste iranien Shahram Amiri, 30 ans, chercheur à l'université Malek Ashtar de Téhéran disparu au milieu de 2009 lors d'un pèlerinage en Arabie saoudite, a émigré aux Etats-Unis et collabore actuellement avec la CIA, a annoncé mercredi dernier la chaîne américaine ABC.
Selon la chaîne, l'Agence centrale de renseignement américaine avait contacté le chercheur en Iran avant son pèlerinage par le biais d'un médiateur qui lui a proposé d'émigrer aux Etats-Unis. Les autorités iraniennes estiment que l'évasion d'Amiri est le résultat d'un "complot de la CIA" appelé à saper le programme nucléaire iranien. Le service de presse de la CIA s'est refusé à tout commentaire.
"La perte d'un seul chercheur ne pourra pas arrêter la réalisation du programme nucléaire iranien", a estimé Richard Clarke, spécialiste de la lutte contre le terrorisme et ancien membre de plusieurs administrations américaines.
La CIA avait déjà tenté de recruter des chercheurs et fonctionnaires iraniens par l'intermédiaire de leurs proches résidant aux Etats-Unis.

vendredi 2 avril 2010

Encyclopædia Iranica (Université de Columbia)

Mieux vaut tard que jamais, voici le lien vers la fameuse "Encyclopædia Iranica" de l'université de Columbia.
L'Encyclopædia Iranica est un projet international piloté par l'Université de Columbia. Son objectif est d'offrir une base de données libre d'accès sur l'histoire de la Perse et de la culture persane sur le plateau iranien bien sur mais aussi dans le Caucase, en Asie Centrale, au Moyen-Orient ainsi que sur le sous-continent indien. Ses champs d'étude recouvrent aussi bien les sciences politiques que l'histoire mais aussi la littérature et l'archéologie.