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samedi 27 février 2010

Les Pasdarans : un peu de lecture ... Et d'infos pratiques.

Quiconque étudie l'Iran ne peut que constater que le corps des Pasdarans (aussi bien les membres du service actif que les vétérans) jouent un rôle sans cesse croissant sur la scène politique et économique iranienne depuis la première élection de M. Ahmadinejad (2005) et ce, aux dépends du clergé traditionnel. Les troubles ayant suivis la dernière élection présidentielle de juin dernier ont permis de remettre en avant l'importance du poids politique des Pasdarans sur la scène intérieure. Le 15 février dernier, Hillary Clinton déclara même : "Nous voyons que le gouvernement de l'Iran, le guide suprême, le président et le Parlement sont supplantés et que l'Iran avance vers une dictature militaire". En cas de prochaines sanctions internationales, celles-ci devraient fort probablement viser les intérêts économiques des Pasdarans et de leurs dirigeants. Cependant, certains experts estiment que la solution aux relations entre l'Iran et l'Occident se trouve justement au sein du corps des Pasdarans, certains de ses membres étant plus à considérer comme des réalistes pragmatiques, ouvert au dialogue, que comme des idéologistes réfractaires à toute ouverture avec l'Occident. Ce mouvement est donc a considérer comme un ensemble hétérogène et complexe. A son sujet, plusieurs publications d'excellente qualité sont à signaler :



Wehrey F., Green J., Nichiporuk B., The Rise of the Pasdaran: Assessing the Domestic Roles of Iran's Islamic Revolutionary Guards Corps, Rand Co., 2008, 154 p., ISBN : 978-0833046208

Cet ouvrage de la Rand Corporation offre une excellente synthèse de la situation actuelle des Pasdarans. Il se lit très facilement et est indispensable à quiconque entend comprendre la complexité de la scène politique iranienne. Il est en outre gratuitement téléchargeable sur le site de la Rand.

Un autre ouvarge doit encore être également signalé :
Takey R., Guardians of the Revolution: Iran and the World in the Age of the Ayatollahs, Oxford University Press, 2009, 328 p., ISBN : 978-0195327847.

Cet ouvrage, plus complet que le premier, a été encensé par la critique. Plus poussé dans l'analyse, plus riche dans les détails, il s'adresse à un public ayant déjà un minimum de connaissance sur le sujet. Pour ceux qui s'intéressent véritablement à l'Iran, un ouvrage à rajouter dans sa bibliothèque :-).


vendredi 26 février 2010

Clinton compare l'Iran à la crise de Cuba

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a comparé aujourd'hui la question nucléaire iranienne à la crise de Cuba de 1962, qui avait mené le monde au bord du cataclysme nucléaire. "Nous sommes engagés dans une diplomatie très intensive" identique à celle déployée à l'époque par "le président Kennedy", a-t-elle affirmé à la Chambre des représentants. En octobre 1962, le président américain John Kennedy (1961-1963) découvrait que l'Union soviétique s'apprêtait à déployer des missiles nucléaires à Cuba, à quelques encablures des côtes américaines. Après une semaine de bras de fer, les missiles avaient rebroussé chemin. "C'était une diplomatie à haute tension", a exalté Clinton Clinton jeudi: "Tout faire pour que la communauté mondiale comprenne, aller aux Nations unies, présenter les arguments, tourner l'opinion internationale contre le placement d'armes russes à Cuba, enfin trouver l'accord avec la Russie qui a conduit au retrait des armes". "C'est le genre de diplomatie dans laquelle je suis engagée avec d'autres membres de l'administration [Obama], parce que nous prenons très au sérieux la menace potentielle de l'Iran".
Mais que dirait M. Brecher ? Crise ou pas crise ? :-)

mercredi 24 février 2010

Washington demande à la Syrie de prendre ses distance avec Téhéran


Les Etats-Unis ont demandé à la Syrie, avec laquelle les relations s'améliorent, de "commencer à s'éloigner de l'Iran", a déclaré mercredi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
Washington souhaite en général que Damas "commence à s'éloigner de la relation avec l'Iran, qui est porteuse de troubles pour la région ainsi que pour les Etats-Unis", a dit la chef de la diplomatie américaine en défendant son budget devant la commission budgétaire du Sénat.
"Nous avons indiqué aux Syriens le besoin d'une plus grande coopération sur l'Irak, la fin des interférences au Liban et du transport ou de la livraison d'armes au Hezbollah, une reprise des pourparlers israélo-syriens", a-t-elle aussi indiqué.
Mme Clinton faisait référence à la visite à Damas la semaine dernière de William Burns, le directeur politique du département d'Etat.

Le Japon propose d'aider l'Iran sur la question de l'enrichissement de son uranium

Le Japon a proposé à l'Iran d'enrichir son uranium, afin de lui fournir l'accès à l'énergie nucléaire tout en écartant le risque de voir Téhéran se doter de l'arme atomique, a rapporté aujourd'hui un journal japonais. Selon le quotidien économique Nikkei, le sujet devait être évoqué aujourd'hui lors d'un entretien du ministre japonais des Affaires étrangères, Katsuya Okada, avec le président du Parlement iranien, Ali Larijani, en visite à Tokyo. Le gouvernement japonais avait évoqué cette possibilité en décembre, lors du passage au Japon du chef des négociateurs nucléaires iraniens, Saïd Jalili, a rappelé le journal.
La proposition s'inscrit dans les efforts déployés par les grandes puissances pour dissuader l'Iran de procéder lui-même à l'enrichissement de son uranium, perçu par l'Occident et Israël comme une étape vers la fabrication d'armes atomiques. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait proposé que l'Iran envoie 1.200 kilos de son uranium faiblement enrichi en Russie, afin qu'une partie soit enrichie à 20% puis transformée par la France en barres de combustible destinées au réacteur de recherche de Téhéran afin de produire des isotopes à vocation médicale. Mais Téhéran a souhaité que l'échange se fasse sur son territoire et que la quantité de barres de combustible soit équivalente à celle de son stock d'uranium faiblement enrichi, une formule rejetée par la France, la Russie, les Etats-Unis et l'AIEA.
Ce rôle d'intermédiaire que pourrait endosser le Japon cadre avec sa réalité géopolitique. Tokyo a été pendant de longues années le principal acheteur du pétrole iranien avant d'être distancé il y a peu par la Chine. Aujourd'hui, le Japon reste l'un des plus importants partenaires commerciaux de la république islamique. Ses bons rapports avec le régime des Mollahs conjugués à sa relation privilégié avec les Etats occidentaux pourraient faire de Tokyo l'intermédiaire idéal. Il n'y a cependant pas beaucoup de chance pour que l'Iran accepte ce qu'il a toujours refuser jusqu'à aujourd'hui, à savoir tirer un trait sur ce qu'il considère comme un droit naturel au regard du TNP.

mardi 23 février 2010

Nabucco : un projet dans l'impasse ?

Le projet de gazoduc Nabucco s'est retrouvé dans l'impasse, faute de gaz pour le remplir, a estimé mardi le politologue allemand Alexander Rahr dans une interview à l'agence azerbaïdjanaise 1news. "Le projet Nabucco s'est complètement fourvoyé dans l'impasse, la Russie ayant réussi à convaincre plusieurs pays balkaniques à rejoindre le projet South Stream. Des négociations sur South Stream sont aussi menées avec beaucoup de succès entre la Turquie et la Russie", a indiqué M.Rahr. Et d'ajouter que des changements intervenant actuellement au sein de l'administration ukrainienne montraient que Kiev était disposé à attirer des compagnies russes en Ukraine. "Les Turkmènes vendent la quasi totalité de leur gaz soit en Russie soit en Chine de sorte que seul le gaz azerbaïdjanais reste pour le gazoduc Nabucco", a poursuivi l'expert. "Pourtant, l'Azerbaïdjan vend à présent de grands volumes de gaz directement à la Russie ou à l'Iran. Ainsi, il n'y a tout simplement plus de gaz pour Nabucco", a-t-il dit. Selon le politologue, l'Occident espère pouvoir remplir Nabucco par le gaz irakien. "Mais la situation en Irak est instable, et on ignore s'il y a là suffisamment de gaz pour le marché européen", a ajouté M.Rahr. "Quoi qu'il en soit, c'est l'unique chance pour le projet Nabucco", a-t-il conclu. Le projet Nabucco est le prolongement du gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzurum. Promu par l'Union européenne, le pipeline doit permettre de transporter 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel caspien tous les ans à partir de 2014, en contournant le territoire russe. Nabucco est en concurrence avec le projet de gazoduc russe South Stream, censé relier la Russie au sud de l'Europe en passant sous la mer Noire, ce qui permettra de contourner les pays de transit traditionnels (Ukraine).
Cette analyse ne tient cependant pas compte du gaz iranien, lequel constitue la seconde plus grande réserve au monde après la Russie et devant le Qatar. Cependant, la participation de l'Iran au projet Nabucco divise les 27 et supposerait une normalisation des relations entre l'UE et Téhéran en vue d'investissements massifs pour moderniser les infrastructures et les capacités de productions iraniennes ; ces dernières souffrant de manquements consécutifs aus sanctions internationales. Un tel scénario ne saurait être envisageable dans le contexte de tension actuel, la participation iranienne au projet Nabucco étant implicitement jumelée à la solution diplomatique de la question nucléaire. Mais rien ne dit que ce scénario ne verra pas le jour à moyen à terme, en cas de réchauffement des relations entre les occidentaux et le régime des Mollahs. En outre, la Chine verrouille de plus en plus sa main mise sur les gisements iraniens en hydrocarbures. La peur de rester sur la touche pourrait pousser les européens à revoir leur politique de conditionnement des investissements économiques. Le pragmatisme l'emporterait alors, et ça ne serait pas la première fois dans l'histoire des relations internationales, sur l'idéalisme.

Le général "Mike" Mullan réitère sa position sur d'éventuelles frappes contre l'Iran


Le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, a affirmé lundi qu'une frappe militaire contre l'Iran ne serait pas "décisive" pour contrer le programme nucléaire de la République islamique.
"Aucune frappe, quelle que soit son efficacité, ne serait décisive à elle seule", a dit l'amiral Mullen au cours d'une conférence de presse. Le chef d'état-major interarmées a plaidé pour le recours à des pressions diplomatiques et économiques envers Téhéran.
Le général avait déjà adopté cette opinion à l'occasion de la remise de son bilan annuel des priorités militaires des Etats-Unis, en janvier dernier. Il avait en outre mentionnée qu'une frappe militaire contre la république islamique aurait des conséquences déstabilisatrices pour l'ensemble de la région.

samedi 20 février 2010

L'Iran lance son premier destroyer de conception nationale

Le premier destroyer de la marine iranienne construit par un chantier naval du pays a été lancé en présence du guide suprême de la Révolution islamique, l'ayatollah Ali Khamenei.
Le guide suprême, également commandant en chef de ses forces armées, a déclaré vendredi que Téhéran ne croyait pas en l'arme atomique et ne cherchait pas à l'obtenir.
Le premier destroyer de la classe baptisé Jamaran construit en Iran a été lancé ce vendredi 19 février et a rejoint les forces navales dans les eaux du sud du Golfe Arabo-persique.
Le navire de guerre est long de 94 mètres et jauge 1.500 tonnes ; il peut embarquer à son bord un équipage allant de 120 à 140 marins.
La marine iranienne prévoit en outre le lancement d'un deuxième destroyer au cours de l'année 2012.

mercredi 17 février 2010

Nucléaire iranien : la Russie hausse le ton et retarde la livraison de S-300 à destination de Téhéran


C'est une tendance qui se confirme : les russes ont aujourd'hui rejoint les occidentaux dans la logique des sanctions visant à faire fléchir le régime des Mollahs sur son programme controversé d'enrichissement d'uranium endogène. Pendant longtemps, les russes se sont présentés, à l'instar des autorités chinoises, comme les plus fervents défenseurs du dialogue et les plus sceptiques quant à la pertinence d'une politique de sanctions. Désormais, le contexte a évolué. Certes Moscou vient bien, au travers de sa nouvelle doctrine de défense, de réitérer sa défiance à l'égard de l'Otan qu'il y qualifie de principale menace pour sa sécurité, mais d'autre part, nous assistons de facto à un réchauffement des relations russo-américaines sur la question iranienne. La réorganisation (encore une ...) du projet de système ABM et les pourparlers relatifs à l'élaboration d'un nouveau traité de désarmement nucléaire n'y sont peut-être pas étrangers.
Ainsi, dès novembre 2009, en marge du Forum de coopération Asie-Pacifique (Apec) qui s'est tenu à Singapour, les présidents russe et américain ont affiché leur convergence de vue sur la situation iranienne : dans la mesure où la république islamique ferait traîner les négociations sans aucun résultat tangible, la porte s'entrouvrait pour de nouvelles sanctions. Après la déclaration américano-russe concernant l'Iran à l'occasion du sommet du G 8 qui s'est tenu à Pittsburgh en septembre dernier, la Russie a, à nouveau, brandi la menace de mesures coercitives. Pour l'anecdote, cette tendance se fait également sentir pour l'observateur soucieux de suivre l'actualité iranienne au travers des médias officiels du régime des Mollahs: alors qu'autrefois ces derniers se faisaient l'écho des déclarations russes prônant la négociation, le durcissement opéré par Moscou ne fait pas la une des agences de presse officielles...
Dernièrement, la décision annoncée par le président M. Ahmadinejad de lancer la production d'uranium à un taux d'enrichissement de 20% a suscité un profond agacement à Moscou. Ainsi, Andreï Nesterenko, le porte-parole de la diplomatie russe, a déclaré le 9 février dernier que cette décision ne faisait qu'aggraver les doutes sur la sincérité de l'Iran quant à ses intentions de dissiper les préoccupations de la communauté internationale face à son programme nucléaire. Ce lundi 15 février, alors que le premier ministre israélien effectue par ailleurs une visite à Moscou, le président russe a réitéré sa position, déclarant que l'Iran pourrait être frappé de sanctions internationales s'il ne garantissait pas le caractère pacifique de son programme nucléaire. Moscou s'est également déclaré "inquiet", arguant que rien ne justifie la politique iranienne d'enrichissement actuelle. La Russie a une nouvelle fois appelé Téhéran au compromis, remettant sur la table des négociations les propositions formulées par le groupe des 5+1 et prévoyant l'envoie vers la Russie de quelques 1200 kg d'uranium sur les 1500 kg dont dispose la république islamique afin de les y conditionner en combustible pour le RRT (réacteur de recherche de Téhéran).
Autrefois dénoncée pour son laxisme dans le dossier nucléaire iranien et particulièrement pour son implication dans la construction de la centrale de Busher (actuellement en période de test, cette dernière devrait entrer en fonction d'ici mars-avril 2010), la Russie apparaît aujourd'hui comme "un homme dans la place" avec lequel Téhéran entretient des relations moins conflictuelles qu'avec les occidentaux. Ces derniers espèrent bien user de son influence pour tenter de faire fléchir le régime des Mollahs, dans l'hypothèse ou cela serait encore possible.
A noter également que la Russie a annoncé ce mercredi le report dû à des "problèmes techniques" de la livraison à l'Iran de systèmes antimissile S-300. "Le retard s'explique par des problèmes techniques. Les livraisons seront effectuées dès qu'ils seront résolus", a déclaré le directeur adjoint du service russe pour la coopération militaro-technique Alexandre Fomine. Les pays occidentaux et Israël demandent depuis des mois à la Russie de renoncer à livrer ces systèmes controversés à l'Iran, malgré le contrat liant les deux pays à ce sujet. Faut-il voir dans ce nouveau retard une quelconque corrélation avec le climat particulièrement tendu de ces derniers jours ? Après l'annonce du début des opérations d'enrichissement à 20% sur le site de Natanz (la procédure d'enrichissement a officiellement débuté le mardi 9 février), M. Ahamadinejad a annoncé que de nouvelles centrifugeuses, 5 fois plus performantes, allaient y être installées. Il a également déclaré que le premier lot de combustible venait d'être produit, allégation fort peu crédible selon les experts et responsables occidentaux.
Il convient enfin de souligner cette déclaration d'Ali Akbar Salehi, le chef de l'Organisation iranienne de l'Energie atomique (OIEA), survenue jeudi dernier :"Nous n'avons pas de problèmes avec l'enrichissement. Nous pouvons enrichir notre uranium à 100%... Nous en avons cette possibilité. Mais nous n'avons pas l'intention de le faire si on ne nous y oblige pas", a indiqué M.Salehi à une agence occidentale. Cette dernière phrase est lourde de sens dans la mesure où un taux d'enrichissement proche de 100% n'a d'autre application qu'une utilisation militaire et que la république islamique s'est toujours officiellement déclarée hostile aux armes atomiques, arguant que pareil arsenal était contraire aux principes islamiques... Il s'agit par ailleurs de la première fois qu'un responsable iranien sous-entend que l'Iran pourrait procéder à un enrichissement en vue de la fabrication d'une arme atomique en cas de nécessité, le discours officiel s'étant jusqu'à présent contenter de réitéré l'obsolescence des armes nucléaires et leur non-nécessité pour la défense du territoire national iranien.
Si Moscou ne semble plus réfractaire à l'optique de nouvelles sanctions, la grande inconnue de ce scénario reste cependant l'attitude de Pékin - partenaire privilégié de Téhéran - dont le vote au CSNU sera déterminant. A suivre donc...


mardi 16 février 2010

Quand le régime des Mollahs se met au rap...

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager ce post du blog de Armin Arefi (journaliste français - Le Monde - et auteur de l'excellent Dentelles et tchadors : la vie dans l'Iran des Mollahs). On peut y voir un clip vidéo mettant en scène des images des célébrations de jeudi dernier (pour rappel, le 11 février est la date anniversaire de la victoire de la révolution islamique), le tout sur un air de rap (paradoxalement très proche dans son style du rap américain) réalisé par un groupe iranien et ce, à la demande du régime.
Juger plutôt :

http://www.youtube.com/watch?v=HbYqckFvUJI&feature=player_embedded

Pour les paroles :

La République islamique d’Iran
Ici c’est l’Iran
Le berceau de la civilisation (L’Iran a plus de 5 000 ans d’histoire)
Au centre de l’attention internationale
Toujours au sommet le drapeau de cette terre
Qui a beaucoup de fidèles prêts à se sacrifier
Maintenant qu’est arrivé le moment de s’émanciper
A cheval avec l’envie de tuer
Certains sont arrivés au nom du peuple ( Moussavi et Karoubi, les leaders de l’opposition)
Dans l’Iran berceau de la civilisation
Nous Iraniens sentons l’odeur de l’insurrection
C’est le moment de l’action ne réfléchis pas (Ils s’adressent à leurs partisans)
Le début de la rébellion avec le code de la fraude (référence aux accusation de fraude présidentielle massive soutenues par l’opposition)
Une bande d’ignorants sous l’emprise d’hallucinations
La sédition est désormais main dans la main
La chemise d’Ousman est devenue la couleur verte (couleur de l’opposant Moussavi, devenue couleur de l’opposition et même de la contestation dans son ensemble. La chemise d’Osman est une référence à l’Imam Ali, qui a été accusé d’avoir tué le calife Osman. A la mort de ce dernier, sa chemise ensanglantée a été brandie dans la rue pour mieux désigner Ali comme coupable, alors qu’elle ne servait que de prétexte pour l’accabler. Cela signifie ainsi que la couleur verte est devenue un prétexte que certains souhaitent exagérer pour accabler le Régime)
L’armée des mécréants est devenue la vague verte (nom donné à la vague d’opposants vêtus de vert durant les manifestations)
Avec pour supporters les Sionistes, que c’est moche ! (pour les dirigeants iraniens : Sionistes = Israël)
Leur démocratie ? Faire sauter les banques (référence à la demande principale du mouvement “vert”. Ils accusent les opposants d’être des émeutiers alors que l’une des bases du mouvement vert est son caractère pacifique)
Leur religion ? Le heavy métal et le punk (Ils les accusent d’être trop occidentalisés. Ces deux modes font fureur chez les jeunes Iraniens)
Ils mettent le feu à nos bien publiques (Ils accusent les manifestants d’être des émeutiers)
Ils se mettent à danser lors de l’Ashoura (cérémonie religieuse chiite de fin décembre que l’opposition a détournée en journée de contestation pour avoir la possibilité de manifester sans risquer sa vie : il y a tout de même eu huit morts)
La main enchaînée à l’Est et à l’Ouest (selon eux, le mouvement est instrumentalisé par l’Occident)
Ils publient des communiqués pour la violence (référence aux communiqués des leaders de l’opposition Moussavi et Karoubi diffusés sur leur site, leurs seuls moyens d’expression, qui au contraire appellent à des manifestations pacifiques pour ne pas faire le jeu du gouvernement)
Les martyrs de ces événements sentent l’argent (ils ont tout de même annoncé que la jeune Neda dont la mort atroce a été filmée en direct par téléphone portable, avait été payé par la CIA pour orchestrer sa mort)
Leurs mains sentent le sang

Refrain:

Ah! Ah ! Tous d’une seule voix
Vous les riches que voulez-vous de notre âme? (Pour eux, les membres de l’opposition sont tous des riches, et donc une minorité)
Iranien sens-tu l’odeur de l’insurrection?
C’est le moment de l’action ne réfléchis pas
Ah! Ah ! Tous d’une seule voix
Vous les riches que voulez-vous de notre âme?
Iranien sens-tu l’odeur de l’insurrection?
C’est le moment de l’action ne réfléchis pas

Second couplet:

Eux dehors avec leurs petits cerveaux
Avec un stylo vert et un effaceur (il y a une pénurie en stylos verts en Iran, du fait de la désobéissance civile généralisée)
Ils écrivent derrière la porte des toilettes publiques (beaucoup d’opposants sont devenus malgré eux adeptes de la désobéissance civile, en écrivant des slogans hostiles au gouvernement et même au Régime, sur les murs, toilettes, et billets de banque)
Ou dans le métro à l’arrêt (on a vu beaucoup de manifestants contraints à protester dans le métro)
Vous riches iraniens qui habitez Londres (référence à plusieurs personnalités politiques iraniennes réfugiées à l’étranger, qui apportent des conseils au mouvement vert à travers les chaînes satellitaires, et agiraient, selon Téhéran, pour le compte des Anglais)
Vous qui souhaitez vous prosterner avec nous devant l’Occident (toujours référence à l’impérialisme et à l’ingérence occidental)
C’est pour toi que tous ces gens sont morts (technique des dirigeants iraniens qui consiste non pas à blâmer les miliciens et forces de l’ordre pour avoir tué les manifestants, mais les leaders de l’opposition pour les avoir encouragés à descendre dans la rue)
Tout l’Iran est devenu Velenjak et Jordan ? (Deux quartiers huppés du nord de Téhéran. Pour eux, l’opposition reste cantonnée aux quartiers riches du nord de Téhéran, et sûrement pas à tout l’Iran. Il a été prouvé, avec de nombreuses manifestations dans le sud de la capitale, mais aussi dans de nombreuses provinces, que c’était faux)
40 millions de voix éternelles (le nombre d’Iraniens qui ont participé à la présidentielle, 63% des voix officiellement pour Ahmadinejad)
Sont la réponse du peuple aux ennemis (Opposants et Etranger)
Que les malveillants comprennent qu’aujourd’hui c’est le 22 bahman (11 février, anniversaire de la Révolution islamique: ils les invitent à regarder le cortège officiel des partisans rassemblé place Azadi (liberté). En plus des vrais partisans, encouragés à se déplacer, beaucoup de manifestants ont été ramenés en bus de province et se sont vus offrir repas et boissons gratuites dans une atmosphère de carnaval)
Qu’ils admirent en tous l’amour de notre nation
Notre peuple tout entier est présent
Et va très vite dévisager
L’ennemi détestable (opposition et Etranger)
Elle restera pour l’éternité
La République islamique d’Iran

Refrain

Solo instrumental
Fin

vendredi 12 février 2010

Un peu de lecture...


Référence bibliographique : Arjomand S. A., After Khomeini: Iran under his successors, Oxford University Press, 2009, 272 p., ISBN : 978-0195391794.

Un excellent ouvrage sur la politique intérieure iranienne depuis l'avènement de la république islamique. Ce livre brasse avec brio un portrait pertinent de la scène politique iranienne et de ses différents courants ; un sujet on ne peut plus d'actualité. Si vous aspirez à une meilleure compréhension de l'Iran, de ses paradoxes et de sa complexité, ce livre est fait pour vous !

jeudi 11 février 2010

La république islamique célèbre son 31ème anniversaire avec en toile de fond l'instabilité politique et sociale


Quel avenir pour la république islamique ? Dans le contexte actuel, la question apparaît on ne peut plus pertinente. Les éléments de réponse restent cependant insuffisants : trop de variables sont inquantifiables afin de déterminer avec certitude les rapports de force entre les différents mouvements en présence. Nonobstant cette incertitude, quelques traits se dégagent aujourd'hui de l'observation de la vie politique (et sociale) iranienne depuis les élections du 12 juin dernier.
L'Iran connaît un mouvement de protestation inédit depuis l'avènement de la république islamique. Initialement dirigée contre le résultat de l'élection présidentielle, la contestation s'est diversifiée et radicalisée. Pour le mouvement vert, le mot d'ordre officiel reste la protestation contre M. Ahmadinejad, mais s'y est greffée la revendication d'un renouveau islamique plus humaniste et une application juste de la constitution. Certains éléments radicaux sont également apparus dans la protestation populaire, s'en prenant directement au Guide suprême et à la nature islamique du régime. Face aux manifestations, ce dernier a opté pour la répression. Répression des manifestants, par l'intermédiaire des bassidjis et des tribunaux. Les contestataires ont aujourd'hui leurs martyrs. La jeune Neda et le neveu de Mir Hossein Moussavi en font partie. La répression touche également les figures de proue de la contestation. Leur personne est menacée, ainsi que leurs proches. Les intimidations sont récurrentes. Faut-il rappeler les tirs sur le véhicule de Mehdi Karoubi, la séquestration de Mir Hossein Moussavi dans son bureau et l'interruption violente du prêche de M. Khatami ? Leurs collaborateurs sont arrêtés, jugés, condamnés. Certains radicaux vont jusqu'à exiger leur comparution devant les tribunaux, arguant que ces ennemis du régime, ces traîtres, doivent être sévèrement châtiés. C'est oublier bien vite qu'ils sont eux-mêmes, avant et malgré tout, des pères du régime. Ils l'ont vu naître, évoluer, ou plus exactement, dériver. Ils ont occupé des postes comptant parmi les plus hautes instances de l'Etat. Mehdi Karoubi, l'ancien président du parlement. Mir Hossein Moussavi, le dernier premier ministre de la république. Mohammad Khatami, l'ancien président réformateur. Tous accusent le régime actuel de dérives autoritaires et de despotisme. Ils ne souhaitent pas renverser le régime mais le réformer. Conjuguer sa nature islamique avec la modernité à laquelle aspire une importante partie de la société civile iranienne. Les nombreuses célébrations, religieuses ou politiques, qui jalonnent la vie des iraniens, ont été autant d'occasion pour la population de manifester son soutien, à l'opposition verte, comme au Guide suprême et à M. Ahmadinejad. Chacune des parties est bien consciente de l'importance stratégique que représente l'appropriation de ces journées hautement symboliques. Les manifestations de l'Achoura, au mois de décembre dernier, ont été particulièrement violentes et ont illustré la réalité de la menace d'une césure définitive au sein de la population et entre celle-ci et le pouvoir en place. Face à cette menace que la répression n'a pas réussie à dissoudre, les uns appellent à encore plus de pression sur les figures de l’opposition, alors que d'autres, à l'instar d'Ali Larijani, le président du Majlis, conservateur opposé au président M. Ahmadinejad, en appellent à la réconciliation nationale. Mir Hossein Moussavi a pour sa part soumis au Guide un plan de sortie de crise en cinq points, lequel est jusqu'ici resté lettre morte. Ces dernières semaines, la pression a été si forte que les leaders de l'opposition ont adopté profil bas. Aucune manifestation d'envergure et aucun incident ne sont survenus au cours du mois de janvier. Il a deux semaines, Mehdi Karoubi annonçait reconnaître M. Ahmadinejad comme président. Beaucoup virent là une capitulation à la veille de la décade de l'Aube, les 10 jours marquant l'anniversaire de la révolution islamique. Cependant, c'était crier victoire trop vite. Quelques jours seulement après cette déclaration, M. Karoubi, rejoint par M. Moussavi, M. Khatami, mais également par les associations d'étudiants, les associations pour les droits des femmes et l'ensemble des autres mouvements réformateurs, appelait la population à manifester à l'occasion de l'anniversaire de la révolution, le 11 février. Ce jeudi, la république islamique fêtera son 31ème anniversaire dans un climat de tension inédit depuis son avènement. L'un comme l'autre, les deux camps vont tenter de s'approprier ce jour, symbole par excellence pour la légitimité du pouvoir. Quelle sera la mobilisation ? Quelle sera l'issue de cette journée ? Le mouvement vert va-t-il apparaître comme définitivement essoufflé ? Ses leaders seront-ils finalement inculpés ? Ce qui est sur, c'est que les bassidjis sont prêts à intervenir pour mater la protestation, soutenus dans cette démarche par le corps des Pasdaran. Demain, peut-être, la république islamique vivra un moment phare de son histoire, un tournant dans son évolution politique intérieure. Le mouvement réformateur et le régime en place peuvent tous deux en sortir ébranlés. Demain, nous aurons sans doute plus d'éléments de réponse à cette question : quel avenir pour la république islamique ?

mercredi 10 février 2010

Un peu de lecture...


Référence bibliographique : Pollack K. M., The Persian Puzzle: The Conflict Between Iran And America, Random House Trade, 2005, 576 p., ISBN : 978-0812973365.

Cet excellent ouvrage de Kenneth Pollack retrace les grandes lignes des relations américano-iraniennes et apporte un éclairage pertinent sur les questions d'actualité et de sécurité auxquelles les Etats-Unis doivent faire face aujourd'hui dans leurs rapports avec le régime des Mollahs. En combinant habilement les approches réaliste et constructiviste des relations internationales, l'auteur parvient à mettre en évidence les intérêts antagonistes des protagonistes, les rapports de force en présence et le rôle joué par les prismes cognitifs dans les perceptions mutuelles.

mardi 9 février 2010

Iran : l'armée iranienne va produire des drones

Le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, a inauguré ce lundi 8 janvier deux lignes de production de drones par une entreprise aéronautique dépendant de son ministère, a rapporté l'agence Fars.
Ces drones sont capables de mener des opérations de surveillance, de détection et même d'attaque avec une grande précision", a affirmé Fars. L'agence n'a fourni aucun détail sur ces deux appareils pilotés à distance, baptisés "Raad" (tonnerre) et "Nazir" (avertissement).
Depuis plusieurs jours, les responsables militaires iraniens multiplient les annonces sur les progrès technologiques et les nouveaux types d'armes de l'Iran, qui célèbre en ce moment les 10 jours de l'aube commémorant l'avènement de la république islamique. Le point culminant de ces célébrations surviendra ce jeudi 11 février avec le 31ème anniversaire de la révolution.

samedi 6 février 2010

L'Iran inaugure de nouveaux sites pour la production de missiles


Le ministre iranien de la Défense Ahmad Vahidi a inauguré aujourd'hui deux sites de production de missiles, trois jours après le lancement d'une fusée spatiale, a rapporté la télévision d'Etat. Le premier site produit un missile sol-air baptisé Qaem (ascension), capable de frapper des hélicoptères ennemis. Le second fabrique un missile antichar appelé Toufan (tempête). Cette annonce intervient alors que l'Iran célèbre la "décade de l'aube", qui doit culminer le 11 février, avec le 31e anniversaire de la victoire de la révolution islamique de 1979. L'Iran a affirmé mercredi avoir mis au point un nouveau type de missile sol-air capable de frapper les hélicoptères américains Apache. "Nos ennemis ne doivent pas s'imaginer que leurs hélicoptères Apache seraient aussi efficaces en cas d'agression contre l'Iran qu'ils le sont en Irak et en Afghanistan", a déclaré à l'agence Fars un responsable du Corps de gardiens de la Révolution, le colonel Naser Arah-Begi. "Nous serions certainement en mesure de mettre fin au pouvoir de ces Apaches avec nos moyens", a-t-il ajouté sans donner de précisions sur la nature de ce nouveau missile.L'Iran avait lancé mercredi la fusée Kavoshgar-3 portant pour la première fois des animaux vivants pour des expériences médicales. La capsule expérimentale, revenue sur terre, peu après le lancement de Kavoshgar, contenait des tortues, des vers de terre et un rat.Les Etats-Unis ont accéléré le déploiement de système antimissiles dans le Golfe afin de parer à une éventuelle attaque iranienne dans le cadre d'un regain de tension lié au dossier nucléaire, a indiqué récemment le New York Times qui n'a pas été démenti par les autorités américaines.

mercredi 3 février 2010

L'Iran propose un modèle fondé sur les principes d'une défense régionale collective pour la sécurité du Golfe

Le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, qui a rencontré, mardi, à Téhéran, le prince héritier du Qatar, le Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, a déclaré que le modèle que l'Iran propose pour la sécurité du golfe Persique et du détroit d'Hormuz se fonderait sur la contribution de tous les pays de la région aux mécanismes et stratégies d'une défense régionale collective.
Au cours de cette rencontre, le prince héritier qatari a évoqué quant à lui, les liens historiques et culturels partagées par les deux pays, tout en soulignant que le dialogue entre les peuples et les gouvernements des pays de la région serait le garant de la sécurité et de la stabilité du Golfe persique et ne pourrait que renforcer les liens d'amitié et de fraternité entre l’ensemble des pays de la région.
Le ministre de la défense a déclaré que les satellites Tolou, Mesbah 2 et Navid Elm-o-Sanat, seraient exploités le 3 février avertissant que « la République Islamique d’Iran répondrait par la force de la tempête aux menaces, quelle qu’elles soient » Un peu plus tôt, le premier vice-président iranien Mohammad Réza Rahimi a insisté sur la nécessité du développement des relations entre la République Islamique d’Iran et le Qatar lors de sa rencontrer mardi à Téhéran avec le prince héritier qatari le Cheikh Tamim Ben Hamad al-Thani.
Il a qualifié l'Iran de pays ami et frère et déclaré que Téhéran accorde une priorité au développement de ses relations économiques et commerciale avec le Qatar, avant de faire état de l'attachement que porte le gouvernement iranien à la promotion de ses relations.
Le prince héritier du Qatar est arrivé mardi à Téhéran à la tête d'une délégation politique et économique. Il est également accompagné par deux ministres qatariotes.
La réthorique tenue au cours de cette visite sonne comme un son de cloche itératif dans les discours officiels de la république islamique qui cherche à appuyer sa position de puissance régionale. L'annonce du général Ahmad Vahidi est aussi une réponse au renforcement de la défense anti-missile américaine dans le Golfe. L'Iran cherche à dégager l'image d'une puissance stabilisatrice pour l'ensemble régional et ce, en opposition à la perception de menace que lui attribuent les Etats-Unis mais aussi plusieurs Etats de son entourage. Cela étant, quel crédit accorder aux propos tenus par le régime des Mollahs ? De par sa nature, celui-ci est en effet d'ors et déjà discrédité aux yeux de nombreux acteurs internationaux...

mardi 2 février 2010

Les tensions sino-américaines : un frein à de nouvelle sanctions contre Téhéran ?

Selon Bernard Kouchner, le conflit entre la Chine et les Etats-Unis déclenché par de nouvelles ventes d'armes américaines à Taïwan complique un peu la recherche de l'adhésion de Pékin à de nouvelles sanctions internationales contre l'Iran.
Pour obtenir une nouvelle résolution du Conseil de sécurité lors de la présidence française de cette instance en février, "il faut que les Chinois soient avec nous", a déclaré, le ministre français des Affaires étrangères, à des journalistes de TV5Monde, RFI et Le Monde.
"Est-ce que cela marchera? Je l'espère, je n'en suis pas sûr", a-t-il dit, précisant que l'une des raisons de son incertitude venait de la tension émergente entre Washington et Pékin sur Taïwan.
La Chine, qui considére Taïwan comme une province, a averti que la vente américaine d'armes "nuirait inévitablement aux relations entre la Chine et les Etats-Unis". Pékin a notamment annoncé la suspension des échanges militaires et des sanctions contre des compagnies américaines.

lundi 1 février 2010

Etats-Unis : nouveau déploiement de systèmes anti-missiles dans le Golfe Arabo-persique

Les Etats-Unis accélèrent le déploiement de systèmes anti-missiles afin de parer à une éventuelle attaque iranienne dans au moins trois pays arabes du Golfe Arabo-persique : le Qatar, les Emirats arabes unis et Bahreïn.
Washington déploie des navires spécialisés au large des côtes iraniennes ainsi que des intercepteurs de missiles dans quatre pays: le Qatar, les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït. Oman a également été approché, mais aucun missile anti-missile n'a encore été installé dans ce pays.
Le général américain David Petraeus a récemment déclaré dans une interview diffusée sur CNN que l'Iran possède l'armée la plus puissante de la région, ce qui représente un danger potentiel pour le Moyen-Orient" a-t-il ajouté.
Le président du Parlement iranien, Ali Larijani, a appelé ce mercredi 27 janvier les pays du Golfe à ne pas permettre l'utilisation des bases américaines qu'ils abritent dans le cadre d'éventuelles attaques contre l'Iran.
"Les pays de la région qui abritent des bases militaires américaines doivent savoir que ces bases ne doivent pas être utilisées contre l'Iran. La région ne doit pas être une base pour attaquer l'Iran", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse alors qu'il effectuait une visite au Koweït.
Le Koweit abrite une base américaine, ainsi que Bahreïn, siège de la Cinquième flotte, et le Qatar.