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mercredi 5 mai 2010

L'Iran rejette les accusations d'espionnage au Koweït

L'Iran a formellement rejeté les allégations divulguées il y a quelques jours par le journal koweitien "Al Qabas" selon lesquelles les services de sécurité koweitien auraient démantelé une cellule d'espionnage rattachée au corps des gardiens de la révolution (Pasdaran) chargée de récolter des informations sur d'éventuelles cibles koweitiennes et américaines.
"Since the beginning of the current (Iranian) year the Zionist media and their proxies in the region have embarked on finding unreal soujets to overshadow the interests of the neighboring countries in the Islamic Revolution" a déclaré le responsable des relations publiques du corps des gardiens de la révolution, le général Ramezan Sharif.
"The claim about identification and discovery of a spy web in Kuwait is in line with the (enemy) project to spread IRGC-phobia in the region" a-t-il rajouté.
Le général, se référant aux précédentes déclarations étrangères contre le corps des gardiens de la révolution, a déclaré que "la force et le pouvoir croissant des Pasdarans", gardiens de la révolution islamique et de l'intérêt national iranien, avaient poussé les ennemis de la république islamique à chercher un moyen de nuire à la bonne image des gardiens de la révolution ; et ce au moyen de déclarations mensongères.
Ce simple démenti ne convaincra naturellement pas les officiels américains tant il est reconnu que les activités des services de renseignement iraniens connaissent un regain d'intensité depuis la réélection contestée l'année dernière de M. Ahmadinejad et l'échec du nouveau cycle de négociations initié en octobre dernier sur la question nucléaire. Ainsi l'Iran est-il parvenu à réussir deux coups d'éclat cette année, le premier en détournant un avion à bord duquel se trouvait d'Abdolmalek Rigi, leader du groupuscule Jundallah responsable de plusieurs attentats au Sistan-Baloutchistan, et le second en délivrant un diplomate iranien capturé au Pakistan par des insurgés. Les services de renseignement iraniens sont également fort actifs en Irak et en Afghanistan.
En réalité, les Etats-Unis, Israël et la république islamique se livrent véritablement une guerre de l'ombre grâce à leurs différents services de renseignement et de sécurité respectifs. Ainsi, les Etats-Unis ont par exemple réussi à provoquer ces dernières années la défection de plusieurs scientifiques iraniens rattachés au programme nucléaire de Téhéran. L'Iran accuse également Washington de soutenir les mouvements d'opposition au régime (parmi lesquels le Jundallah) et d'encourager les protestataires du mouvement vert apparu suite à l'élection présidentielle contestée du 12 juin dernier.

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