lundi 26 avril 2010

L'Iran et sa course à l'espace...

L'Iran a prévu de lancer d'ici mars 2011 plusieurs satellites d'observation et de télécommunications, a indiqué lundi son ministre des Télécommunications, M. Reza Taghipour, cité par le site internet de la télévision d'Etat.
"Nous allons envoyer cette année (iranienne, s'achevant le 21 mars 2011) dans l'espace des satellites de télécommunication et d'observation photo", a déclaré M. Taghipour lors d'une visite à Moscou.
Ces satellites, dont il n'a pas précisé le nombre ni le nom, "sont actuellement en phase de test", a-t-il ajouté.
Ils seront lancés "une fois que les lanceurs et les stations de guidage seront prêts", a-t-il encore indiqué sans préciser quels lanceurs l'Iran prévoyait d'employer.
L'Iran a présenté en février trois satellites en projet: le satellite de télécommunication en orbite basse Mesbah-2, un satellite de reconnaissance baptisé Tolou, et un satellite chargé de prendre des photos de la Terre baptisé Navid. Téhéran avait alors exprimé l'espoir de lancer Mesbah-2 en 2011.
En janvier, l'Iran avait également indiqué travailler sur un satellite expérimental chargé de tester une caméra et des équipements de télécommunications, baptisé Ya Mahdi.
Le lancement en février 2009 du premier satellite construit en Iran, baptisé Omid (espoir), par une fusée Safir-2 également construite en Iran avait provoqué l'émoi des Occidentaux qui avaient exprimé publiquement la crainte que cette capacité ne soit utilisée à des fins militaires.
Téhéran a annoncé en février dernier un nouveau test réussi de son lanceur Kavoshgar-3, ainsi que la construction d'une nouvelle fusée spatiale beaucoup plus lourde, baptisée Simorgh (Phoenix). Cette fusée de 85 tonnes devrait pouvoir mettre d'ici deux ans un satellite de 100 kilos en orbite à 500 kilomètres d'altitude, selon les dirigeants iraniens.
Téhéran a toujours démenti avoir des objectifs militaires en matière spatiale ou nucléaire malgré les soupçons selon lesquels il chercherait à se doter de l'arme atomique ainsi que de capacités balistiques à longue portée, afin de disposer de missiles capables de transporter des têtes nucléaires.

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