mercredi 28 avril 2010

L'Iran augmente ses réserves d'essence

En écho à l'annonce de Total et aux décisions de Lukoil et Shell de suspendre leurs livraisons d'essence à la république islamique, l'Iran a pris des mesures pour augmenter ses réserves stratégiques et sa production d'essence, a déclaré ce mardi selon la presse le vice-ministre iranien du Pétrole, tout en balayant la menace de sanctions internationales sur les importations de carburants.
"Nous avons augmenté nos réserves stratégiques d'un milliard de litres par rapport à l'année dernière", a déclaré Nourredine Shahnazizadeh, vice-ministre du Pétrole, cité par l'agence Mehr.
"Les sanctions sur les importations d'essence ne se produiront jamais", a ajouté Shahnazizadeh, en ajoutant que le ministère du Pétrole avait pris une série de mesures pour augmenter la production d'essence.
L'Iran produit actuellement 44,6 millions de litres d'essence par jour alors que la consommation quotidienne est de 65 millions, selon Shana, le site internet du ministère du Pétrole.
Téhéran doit donc importer 20 millions de litres par jour, soit près du tiers de sa consommation.
Shahnazizadeh a ajouté que l'Iran allait porter sa production d'essence à 45,6 millions de litres cette année.
Les responsables occidentaux ont laissé entendre que des sanctions sur les importations d'essence pourraient être adoptées contre l'Iran pour faire pression sur le pays en raison de son programme nucléaire controversé. Bien que la Russie et la Chine se sont déclarées hostiles à de telles sanctions au CSNU, les Etats-Unis ont d'ors et déjà élaboré un projet de loi leur permettant de sanctionner les entreprises américaines et étrangères qui livreraient de l'essence à l'Iran. Cette loi américaine peut être comparée à la loi d'Amato adopté par l'administration Clinton au milieu des années 90 mais qui sanctionne quant à elle les entreprises américaines et étrangères qui investiraient dans le secteur des hydrocarbures iraniens pour un montant supérieur à 20 millions de dollars.
Plusieurs compagnies occidentales et asiatiques ont déjà décidé de ne plus vendre d'essence à Téhéran.
L'Iran a annoncé en novembre le lancement d'un plan d'urgence pour augmenter la production d'essence dans ses unités pétrochimiques, en y apportant des modifications, pour contrer d'éventuelles sanctions.

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