mercredi 10 mars 2010

Le gouvernement américain aurait investi plus de 107 milliards de dollars dans des entreprises ayant des intérêts en Iran

Selon un article paru dans The International Herald Tribune, le gouvernement américain aurait alloué sur une période de 9 ans plus de 107 milliards de dollars à des multinationales ayant des activités économiques en Iran.
Sur ces 107 milliards, 15 milliards auraient été payés à des entreprises ayant enfreint les sanctions économiques visant le régime de Téhéran (dont la Loi d'Amato).
Sur les 74 entreprises que le journal a identifiées comme faisant à la fois des affaires avec Washington et Téhéran, 49 continuent de travailler en Iran et n'ont pas manifesté leur intention d'interrompre leurs activités.
Parmi les entreprises cités, 12 sont américaines, dont les deux premières bénéficiaires sont Halliburton, où l'ancien vice-président Dick Cheney a occupé d'importantes fonctions, et Honeywell. "Plus des deux tiers de l'argent public (américain) sont allés à des sociétés actives dans le secteur de l'énergie", écrit le quotidien. Alcatel-Lucent, Alstom, Arcelor-Mittal, BNP Paribas, Nissan, Schlumberger, Schneider Electric, Société générale et Total sont également citées. Cette dernière est jugée faire partie des 15 sociétés soupçonnées d'agir "potentiellement en violation de la loi sur les sanctions contre l'Iran" (Iran Sanctions Act, votée en 1996, visant les investissements dans le secteur pétrolier). Total a bénéficié sur la période étudiée de 1,1 milliard de contrats publics américains.
La liste des entreprises incriminées et des montant qui leur auraient été alloués est consultable ici.

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