Rechercher sur Chroniques Persanes

jeudi 11 mars 2010

La 53e session de la Commission des stupéfiants de l'ONU présidée par l'Iran

La 53ème session annuelle de la Commission des stupéfiants de l'ONU a commencé ses travaux, lundi, à Vienne, sous la présidence du représentant permanent de la République Islamique d’Iran, Ali Ashgar Soltanieh.

"La drogue est une sorte d'arme de destruction massive, menaçant les fondements de la famille", a insisté l'ambassadeur iranien, qui préside la 53e session de la Commission des stupéfiants, réunie cette semaine à Vienne.
Pour lutter contre le trafic de drogue en Afghanistan, premier producteur d'opium au monde, le diplomate iranien a souligné que "tous les pays impliqués dans la région, directement ou indirectement, doivent travailler ensemble".
Il a aussi annoncé de nouvelles "manœuvres communes" avec le Pakistan et l'Afghanistan pour lutter contre les trafiquants.
Cette conférence examinera jusqu’à vendredi les problèmes liés à la drogue, et en particulier la prolifération de la culture du pavot, la production et le trafic de drogue.
La République Islamique d’Iran a proposé l’avant-texte d'une résolution portant sur le développement des coopérations régionales et d’assistance technique, pour lutter plus efficacement contre le trafic de drogue.
Les ministres et les hauts représentants de plus de 150 pays participent à cette réunion annuelle.
La drogue pourrait générer un "désastre sanitaire" dans les pays du Sud, a averti l'ONU lundi.
"Le Tiers-Monde manque de centres de traitement de la dépendance et les lois antidrogue ne sont pas suffisamment appliquées".
"Ceci semble avoir été oublié par ceux qui appellent dans les pays riches à assouplir le contrôle sur les drogues", a expliqué Antonio Maria Costa, le patron de l'Agence des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC).
Il a souligné que le combat contre les ravages des stupéfiants était "une responsabilité partagée" entre tous les Etats.
"Pourquoi condamnons-nous le Tiers-Monde, déjà ravagé par de si nombreuses tragédies, au néo-colonialisme de la dépendance aux drogues?", a-t-il ajouté.
Si les taux d'addiction restent encore faibles en comparaison avec les chiffres des pays occidentaux, les consommations d'héroïne en Afrique de l'Est, de cocaïne en Afrique de l'Ouest et de drogues synthétiques au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est ont augmenté de manière significative, s'alarme l'agence onusienne.
Le rapport de l'UNODOC, Afghanistan Opium Survey 2009, est consultable sur le site de l'UNODOC.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire