samedi 9 janvier 2010

Un nouveau gazoduc reliant l'Iran au Tukménistan

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a inauguré ce mercredi 6 janvier un nouveau gazoduc reliant le Turkménistan à l'Iran dans le cadre d’une tournée en Asie centrale.
"Le gazoduc que nous inaugurons aujourd'hui portera nos relations à un autre niveau aussi bien à l'échelle régionale qu'au niveau international ", a déclaré le président iranien lors d'une cérémonie en présence du président turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov.
Le gazoduc relie sur 30,5 kilomètres le gisement de Dovletabat dans le sud-est du Turkménistan à la raffinerie de Khangiran dans le nord-est de l'Iran.
Ce gazoduc aura une capacité annuelle de six milliards de m3 par an, qui pourra être étendue à terme à 12 milliards de m3, selon le ministère de l'Energie turkmène.
Ce gazoduc sera rattaché, dans une première phase, au réseau gazier de la province du Khorasan, dans le nord-est de l'Iran, avant de venir s'ajouter, prochainement, au réseau général du gaz du pays.
Ce gazoduc vient s'ajouter à un premier gazoduc turkméno-iranien de 140 km inauguré en 1997 dans le sud-ouest du Turkménistan, d'une capacité de 8 milliards de m3 par an permettant à terme au Turkménistan de fournir 20 milliards de mètres cubes de gaz par an à l'Iran.
Le Turkménistan, riche en gaz (1,9% des réserves mondiales), cherche à réduire sa dépendance envers les réseaux d'exportation russes, hérités de l'époque soviétique, en diversifiant ses routes gazières vers de nouveaux clients.
L'Iran pour sa part détient les deuxièmes réserves mondiales de gaz estimées à 28.000 milliards de m3 (~14% des réserves mondiale).
Cette inauguration renforce la place de l'Iran sur les routes énergétiques reliant l'Asie Centrale à l'Europe et à la région du Golfe. Ce renforcement s'inscrit dans la volonté iranienne de devenir un acteur de plus en plus important pour les pays d'Asie du Sud dans la mesure ou la république islamique prévoit à terme de constituer une flotte de méthaniers susceptibles d'approvisionner les dits Etats ainsi que la Chine et l'Asie du Sud-Est.
Par ailleurs, le renforcement du réseau reliant l'Iran à l'Asie Centrale constitue un atout pour Téhéran dans une éventuelle participation au projet Nabucco.

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