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mercredi 15 février 2017

Trekking dans le Dasht-e Lut

Aujourd'hui, je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous ce lien vers un reportage photo publié sur le site web du journal britannique The Guardian et qui propose de magnifiques photos de trekking dans le désert de Lut (Dasht-e Lut). Preuve que l'Iran, ce n'est pas seulement une profusion de sites historiques tous plus intéressants les uns que les autres, c'est également un pays qui regorge de magnifiques paysages. 

https://www.theguardian.com/travel/gallery/2017/feb/01/trekking-iran-lut-desert-wild-remote-adventure-holidays-in-pictures

vendredi 10 février 2017

L'explosion du tourisme en Iran.

Cette semaine s'est tenu à Téhéran une grande convention réunissant les plus importants professionnels du secteur touristique du pays. L'Iran est devenu une destination à la mode. Première destination des voyagistes français en 2016, le pays a accueilli plus de 5 millions de touristes cette même année et le groupe hôtelier Accor prévoit d'y construire une centaine d'hôtels. A cette occasion, France 24 vous propose un reportage sur le sujet, disponible via le lien ci-dessous : 

http://www.france24.com/fr/20170209-focus-iran-tourisme-victime-succes-teheran

mardi 7 février 2017

Iran : quand le Guide suprême remercie Donald Trump

Au mois de novembre dernier, j'avais rédigé un court billet intitulé "Iran : le Guide et les élections américaines, où quand les ennemis de l'Amérique la remercient"

Et depuis l'élection de D. Trump, je n'ai cessé de me dire que ses actes, comme ses paroles, n'ont eu de cesse de légitimer et de renforcer - malheureusement - la rhétorique idéologique du noyau dur du régime iranien. A cet égard, je me suis souvent dit que les conservateurs de Téhéran pourraient tout à fait remercier le Président Trump dans la mesure où il leur facilitait considérablement la tâche de la diabolisation en comparaison de ce qui prévalait sous B. Obama. J'avais même songé un temps rédiger une lettre de remerciements, fictive et aux relents satiriques, que Khamenei aurait pu envoyer à Trump mais je n'ai pas concrétisé cette idée par manque de temps. 

Force est de constater que la fiction est devenue réalité puisque aujourd'hui, dans une allocution devant un parterre d'officiers de la Marine iranienne, Khamenei a littéralement remercié D. Trump pour avoir - je cite - "montré le vrai visage de l'Amérique", arguant au passage que le régime iranien n'avait plus vraiment besoin de diaboliser les Etats-Unis dans la mesure où ces derniers s'en sortaient très bien tout seul. 

Il est tout de même affligeant de constater qu'un dirigeant puisse à ce point miner le soft power de l'Etat dont il a la charge que ses ennemis en arrivent finalement à tenir de tels propos... 

jeudi 2 février 2017

Iran : un tir de missile qui a valeur de test face à l'administration Trump (mise à jour)

Le dimanche 29 janvier dernier, l'Iran a procédé à un tir de missile balistique qui n'a pas manqué de susciter l'ire de la nouvelle administration américaine, laquelle en a profité pour demander une réunion d'urgence du Conseil de Sécurité des Nations-Unies (CSNU) – la première depuis sa prise de fonction – afin de condamner ce qu'elle qualifie de nouvelle provocation "totalement inacceptable et irresponsable" de la part de Téhéran.



Pour comprendre les tenants et les aboutissements de ce tir de missile, ainsi que les postures diplomatiques des différents acteurs impliqués, il est important de tout d'abord préciser certains éléments. 

Avant toute chose, il s’agit d’un événement qui n’a rien d’exceptionnel pour l’Iran. Depuis de nombreuses années déjà, la République islamique communique autour de sa puissance supposée en ayant recourt à des tirs de missiles, généralement très médiatisés. Cela contribue à alimenter l'image d'une République islamique puissante, avancée sur le plan technologique, à même de maintenir sa politique de "résistance" et de "lutte contre l'injustice occidentale" ; ces deux principes constituant par ailleurs les fondements de son identité étatique basée sur le khomeynisme. De même, le développement d'un programme balistique apparaît comme une nécessité aux yeux de nombreux militaires iraniens, et ce afin de garantir à Téhéran une capacité de projection de puissance à même de compenser partiellement les lacunes de sa force aérienne.

Pour le régime iranien, les préoccupations suscitées par le développement de son programme balistique constituent un problème dissocié de son programme nucléaire. L'administration de G.W. Bush avait tenté de lier complètement les deux dossiers tandis que l'administration Obama avait quant à elle adopté une position plus ambiguë, et ce afin de ne pas entraver la conclusion d'un accord sur la question nucléaire. Au final, l'accord de juillet 2015 (JCPOA)[1] se retrouve de facto partiellement lié à la question balistique puisque la résolution 2231 du CSNU[2] fait le lien avec le JCPOA en interdisant à l'Iran toute activité - pour une durée de 8 ans - concernant les missiles balistiques ayant la capacité de transporter des armes nucléaires. Cette formulation – qui ouvre la porte à différentes interprétations – exclue  donc les systèmes d’armes balistiques qui ne sont pas en mesure de constituer des vecteurs pour une arme nucléaire. Or, c’est justement sur cette capacité supposée du dernier missile tiré par l’Iran que Téhéran et Washington s’affrontent. Nous y reviendrons. L'administration Trump quant à elle, si elle désire remettre en cause l'accord de juillet 2015 sur la question nucléaire iranienne, pourrait être tentée d'utiliser le prétexte du programme balistique de Téhéran à cette fin. Cette crainte est par ailleurs partagée par les Etats soutenant le JCPOA, dont la Russie, la Chine, la France et bien entendu l’Iran.

Notons d'ailleurs que Jean-Marc Ayrault était lundi et mardi derniers en visite officielle à Téhéran et que la nouvelle de ce tir de missile l'a quelque peu plongé dans l'embarras dans la mesure où elle est survenue lors d'une visite dont le bilan était présenté jusque là par la diplomatie française comme très positif. Le ministre français des Affaires étrangères s’est ainsi contenté d’exprimer la « préoccupation » de la France au regard de ce tir effectué par l’Iran, ajoutant que ce celui-ci allait à l’encontre de « l’esprit » de la résolution 2231, en se gardant bien toutefois de déclarer qu’il s’agissait d’une violation de la dite résolution[3]. Cette formulation prudente s’explique par le fait que la France ne souhaite pas encourager une escalade qui pourrait porter atteinte au JCPOA[4]. Jean-Marc Ayrault en a également profité pour faire part de l’inquiétude de la France quant à l’attitude avec laquelle la nouvelle administration américaine comptait aborder l’accord sur le nucléaire iranien[5]. Ces propos font écho à ceux de son homologue iranien, lequel a déclaré « espérer que la question du programme défensif de l'Iran (...) ne sera pas utilisé comme un prétexte » par la nouvelle administration américaine pour « provoquer de nouvelles tensions »[6]. Le choix des mots montre ici toute son importance. Alors que les Etats-Unis et les pays européens parlent de « programme balistique », l’Iran parle quant à lui de « programme défensif ». La nuance est en réalité de taille : « quel Etat souverain n’aurait pas le droit de se défendre et de développer les capacités nécessaires pour ce faire ? ». Voilà en réalité comment le régime iranien présente le problème. Pour Téhéran, son programme balistique n’est officiellement que strictement défensif. Nous ne reviendrons pas ici sur le fait qu’un système d’armes « défensif » peut en réalité bien souvent être utilisé à des fins offensives, mais pour la population iranienne, l’argument du régime – inhérent à sa manière de présenter les évènements – rencontre au final un large écho. Qui plus est, cela alimente le sentiment populaire – voulu par le régime – d’une injustice émanant des Etats-Unis qui refuseraient le droit de Téhéran à se défendre.

Cela étant, que conclure du déroulement des évènements ? Comme évoqué précédemment, un tel tir n'est pas surprenant de la part de la République islamique. Ce qui l'est en revanche, c'est qu'elle n'a pas communiqué d'informations sur ce tir dans ses médias officiels – du moins dans un premier temps –  puisque la nouvelle est arrivée de Washington. Le calendrier se prêtait pourtant bien à une belle opération de communication dont le régime est coutumier : nous sommes juste avant les célébrations de l'anniversaire de l'avènement de la République islamique (en février) et ce type d'évènement s'accompagne généralement de démonstrations de force, dont les tirs de missiles balistiques peuvent être une des composantes. La raison de ce silence semble résider dans le fait que le tir s'est au final soldé par un échec[7]. D’après un responsable américain, le missile aurait explosé en vol après avoir parcouru environ 1010 km[8]. En ce qui concerne le type de missile testé, celui-ci serait, selon Nikki Haley - la nouvelle ambassadrice américaine à l'ONU - de moyenne portée, avec un rayon d'action de 300 km, et capable de transporter une charge de 500 kg, ce qui serait, selon les Etats-Unis "plus que suffisant pour transporter une arme nucléaire"[9]. Enfin, toujours d’après Washington, le dernier test d’un missile de ce type par Téhéran remonterait à juillet 2016[10]. Nous remarquons qu'une certaine contradiction persiste cependant quant à la portée du missile au regard de ces déclarations... De son côté, si le régime iranien s'est contenté dans un premier temps de ne ni infirmer, ni confirmer le tir d'un missile dimanche dernier, il a dû finalement se résoudre à en admettre l’existence dans une déclaration qui n’est survenue que ce mercredi 1er février[11]. Le ministre iranien de la Défense, Hossein Dehghan, a par ailleurs démenti, ce jeudi 2 février, les informations de Washington selon lesquelles le tir de dimanche dernier s’était soldé par un échec, affirmant au contraire qu’il avait été couronné de succès[12]. Au regard de sa politique de communication dans le domaine des affaires militaires, cette affirmation de Téhéran n’apparaît pas étonnante puisque la République islamique se refuse généralement à avouer ses échecs, surtout si ces derniers sont révélés par les Etats-Unis. En revanche, Téhéran ne manque pas d’exagérer ses succès et le silence initial des autorités iraniennes, de même que le calendrier des déclarations des différents responsables iraniens, ne cadrent pas le schéma de communication habituellement observé lorsque les essais balistiques sont effectivement réussis. Il y a fort à parier que si Washington n’avait pas dénoncé ce tir de missile, l’échec de celui-ci aurait été gardé sous silence par le régime iranien. Or, les révélations américaines ont ici poussé Téhéran à réagir selon un mode opératoire bien connu : dénoncer les « mensonges de l’Occident » quant à l’échec évoqué et parler au contraire de succès pour la République islamique.

Quoi qu'il en soit, la révélation de ce tir permet de facto à Téhéran de "tester" la nouvelle administration américaine. Cette dernière, qui se veut moins complaisante que l'administration Obama à l'égard de l'Iran, en a donc profité pour demander une réunion en urgence du CSNU afin d'examiner si ce tir constitue, oui ou non, une violation de la résolution 2231 du CSNU. Pour Washington, si le missile tiré, en tant qu'objet matériel, a la capacité de transporter un charge nucléaire, hypothétiquement parlant, alors il y a violation de la résolution 2231. Les Iraniens et les Russes ne partagent pas cette lecture. Pour Téhéran ainsi que pour Moscou, il est impossible qu'un missile iranien puisse avoir la capacité de transporter une arme nucléaire puisque l'Iran n'a pas d'armes nucléaires. C'est donc, de leur point de vue, matériellement impossible et la question ne se pose dès lors pas. En réalité, la Russie et l’Iran retournent le problème : à les écouter, la détention de l'arme nucléaire doit, selon eux, être une condition nécessaire, un préalable, à la détention de missiles balistiques capables de transporter une charge nucléaire. D'ailleurs, le ministre iranien des Affaires étrangères, M. Zarif, a déclaré que les missiles iraniens ne savaient pas être conçus pour transporter des charges nucléaires puisque l'Iran ne dispose pas de telles armes et qu’il ne compte pas en acquérir[13]. De même, la diplomatie russe a réagi en affirmant que la résolution 2231 n'interdisait en rien à l'Iran de mener à bien des tirs de missiles balistiques, sous-entendu, "conventionnels"[14]. Cela dit, et indépendamment des différentes postures diplomatiques, il faut bien garder à l'esprit que chaque tir de missile - réussi ou non - contribue à renforcer les connaissances iraniennes dans le domaine de la balistique (propulsion, dynamique de vol, etc.) et que de ce fait, ces tirs renforcent bel et bien les capacités de l'Iran à développer des systèmes d'armes capables de transporter, le cas échéant, des ogives nucléaires. Nous remarquons donc que la formulation de la résolution 2231 ouvre la voie à diverses interprétations, parfois très subjectives. Cela est dû au fait que le texte se montre particulièrement flou sur la définition d’un missile balistique « capable de transporter une arme nucléaire » et c’est bien derrière cette ambiguïté que s’abritent les diplomaties russe et iranienne.

Au regard de ces différents positionnements diplomatiques, la réunion d’urgence du CSNU demandée par Washington ne s’est bien évidemment pas soldée par une condamnation de l’Iran. Moscou n'entend pas lâcher Téhéran et tout au plus, la Russie se contentera à l’avenir de protestations verbales (et encore), arguant que ce type de démonstration ne contribue peut-être pas, en effet, à minimiser la défiance existante entre Washington et Téhéran. Mais pour le reste, il y a fort à parier que Moscou continuera à protéger Téhéran sous son "parapluie institutionnel" grâce à son statut de membre permanent du CSNU. D'ailleurs, dans la mesure où la Chine et la France soutiennent également le JCPOA et que l'un comme l'autre ne souhaitent pas voir Washington user du prétexte du programme balistique de Téhéran pour remettre en cause l’accord sur le nucléaire, les Etats-Unis pourraient bien se retrouver isolés au sein du CSNU, du moins en ce qui concerne cette question[15]. Bien entendu, en cas de provocations répétées de la part de Téhéran, ils parviendront peut-être à faire adopter un texte qui condamne verbalement de telles provocations jugées inutiles, mais ils ne parviendront pas à remettre en cause la viabilité du JCPOA, du moins pas par cette voie et pas pour le moment. Enfin, "hasard" du calendrier, la République islamique a confirmé ce mercredi, au lendemain donc des discussions du CSNU, que le Président Rohani se rendra en Russie au mois de mars prochain[16] et que le ministre adjoint des Affaires étrangères iranien se rendra quant à lui à Moscou le 8 février[17]. Deux annonces qui ont au moins le mérite d’afficher clairement les liens privilégiés entre les deux pays.

Au final, ce tir permet donc bien à Téhéran de tester la réaction de la nouvelle administration Trump (laquelle ne s’est pas faite attendre), mais aussi et surtout de tester ses soutiens au sein du CSNU, et de ce point de vue, Téhéran peut être rassuré. Cela dit, il ne faudrait pas non plus que la République islamique cherche à tirer trop sur la corde. Pareil comportement apparaîtrait en effet inacceptable pour beaucoup et cela pourrait fragiliser les soutiens dont elle profite actuellement. Or, la surenchère et la provocation sont un mode de réponse prisé par les plus durs du régime lorsque ces derniers s’estiment mis sous pression. Aussi, si Washington pourrait tenter d’instrumentaliser tous les prétextes afin de remettre en cause le rapprochement initié avec l’Iran sous Obama, certains conservateurs iraniens pourraient chercher à instrumentaliser les réactions américaines afin de nourrir la surenchère. Nous assisterions dès lors à une escalade au sein d’une spirale de la défiance, et ce, alors que durant les huit années de sa présidence, Barack Obama n’avait pas ménagé ses efforts pour justement faire sortir les deux pays d’une spirale similaire qui avait été mise en place par la dénonciation de l’Iran en tant que membre de l’Axe du mal par G.W. Bush d’une part, et d’autre part par les tensions suscitées par le programme nucléaire de Téhéran. Si l’administration Trump n’est pas parvenue à faire condamner l’Iran pour ce tir de missile, elle a bien démontré qu’elle était dans les starting-blocks, prête à réagir au quart de tour au moindre comportement qu’elle jugerait condamnable. Par ailleurs, James Mattis, le nouveau Secrétaire à la défense, s’est fendu d’une déclaration au sein de laquelle il insiste sur le fait que Washington met officiellement Téhéran « en garde »[18].  Cette formulation qui sonne comme une menace, n’a pas manqué de faire réagir les officiels iraniens, dont Ali Akbar Velayati –  ancien ministre iranien des Affaires étrangères et conseiller spécial du Guide suprême pour les affaires internationales – qui n’a pas hésité à inviter la nouvelle administration américaine à consulter ses prédécesseurs[19]. Le ton est donc donné. Mais ce que la nouvelle administration américaine ne semble pour l’heure pas réaliser, c’est que chacune de ses décisions ainsi que chacune de ses déclarations concernant l’Iran (suppression des visas, déclarations sur le JCPOA, sur le programme balistique,…) ne fait au final que renforcer les conservateurs en donnant raison à leur rhétorique. Or ce faisant, la politique de l’administration Trump pourrait bien engendrer des résultats en totale opposition avec ceux attendus par le nouveau locataire de la Maison Blanche.




[1] Voir : U.S. Department of State, « Joint Comprehensive Plan of Action », https://www.state.gov/e/eb/tfs/spi/iran/jcpoa/
[2] Voir : UNSC, « Resolution 2231 », http://www.un.org/en/sc/2231/restrictions-ballistic.shtml
[3] Ministère français des Affaires étrangères, « Iran - tir de missile balistique », 31 janvier, 2017, http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/iran/evenements/article/iran-tir-de-missile-balistique-31-01-17
[4] Nous remarquerons par ailleurs que l’Union européenne a également adopté une position prudente en invitant Téhéran à restreindre ses activités qui pourraient contribuer à alimenter la méfiance mutuelle. Par ailleurs, l’UE s’est montrée ferme en rappelant que le JCPOA ne concernait pas le programme balistique iranien et que la légalité du tir de dimanche dernier au regard de la résolution 2231 était une affaire qui ne regardait que le CSNU.
[5] REUTERS/IRISH J., « France, worried by Trump, promises to be defender of Iran nuclear deal », January 30, 2017, http://uk.reuters.com/article/france-iran-idUKL5N1FK531
[6] AFP, « L'Iran appelle Washington à ne pas créer de "nouvelles tensions" », 31 janvier, 2017, http://www.la-croix.com/Monde/L-Iran-garde-Washington-contre-nouvelles-tensions-2017-01-31-1300821365
[7] COHEN Z., « US rips 'irresponsible' Iran after missile test », CNN, February 1, 2017, http://edition.cnn.com/2017/01/31/politics/us-iran-missile-test/
[8] REUTERS/ALI I., « Iran tested medium-range ballistic missile: U.S. official », January 30, 2017, http://www.reuters.com/article/us-usa-iran-missiles-idUSKBN15E2EZ
[9] LE MONDE/AFP, « L’Iran affirme que son « test » de missile était conforme à l’accord nucléaire », 1er février, 2017, http://www.lemonde.fr/international/article/2017/02/01/l-iran-affirme-que-son-test-de-missile-etait-conforme-a-l-accord-nucleaire_5072723_3210.html
[10] REUTERS/ALI I., Op. Cit.
[11] LE FIGARO/REUTERS, « Iran: l'essai d'un missile confirmé », 1er février, 2017, http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/02/01/97001-20170201FILWWW00109-iran-l-essai-d-un-missile-confirme.php
[12] TASNIM NEWS AGENCY, « Iran’s Recent Missile Test Successful: DM », February 2, 2017, https://www.tasnimnews.com/en/news/2017/02/02/1316048/iran-s-recent-missile-test-successful-dm
[13] FRANCE 24, « Tir de missile iranien : Paris exprime son "inquiétude", réunion d'urgence du Conseil de sécurité », 1er février, 2017, http://www.france24.com/fr/20170131-iran-tir-missile-balistique-nucleaire-iranien-ayrault-teheran-reunion-conseil-securite-onu
[14] Idem.
[15] Il est à noter bien évidemment que la posture de la France est susceptible d’évoluer en fonction des résultats de la prochaine élection présidentielle française.
[16] TASNIM NEWS AGENCY, « Iran’s Embassy in Moscow Confirms Rouhani’s Visit to Russia », February 1, 2017, https://www.tasnimnews.com/en/news/2017/02/01/1314624/iran-s-embassy-in-moscow-confirms-rouhani-s-visit-to-russia
[17] SPUTNIK, « ranian Deputy Foreign Minister to Visit Russia for Nuclear Deal Consultations », February 1, 2017, https://sputniknews.com/politics/201702011050246744-iran-russia-nuclear-deal/
[18] AFP, «Trump puts Iran 'on notice,' denounces nuclear deal », February 2, 2017, https://www.afp.com/en/news/23/trump-puts-iran-notice-denounces-nuclear-deal
[19] TASNIM NEWS AGENCY, « Velayati: Iran to Press On with Missile Program », February 2, 2017, https://www.tasnimnews.com/en/news/2017/02/02/1316189/velayati-iran-to-press-on-with-missile-program

vendredi 27 janvier 2017

Commentary Paper des Chaires Baillet-Latour - CECRI : "Donald Trump : un Mahmoud Ahmadinejad made in USA ?"

Le billet du 23 janvier dernier et intitulé "Donald Trump : un Mahmoud Ahmadinejad made in USA ?" est désormais disponible au format des Commentary Paper des Chaires Baillet-Latour - CECRI de l'Université Catholique de Louvain.

Le texte intégral de ce Commentary Paper est disponible via le lien suivant : https://geopolcecri.files.wordpress.com/2017/01/47.pdf

mercredi 25 janvier 2017

Iran : le sport, outil d'émancipation des femmes.

Je partage avec vous cet excellent reportage sur les femmes sportives en Iran, diffusé dans le Focus du 24 janvier sur France 24 et réalisé par la correspondante de la chaîne à Téhéran, Mariam Pirzadeh.

L'intégralité de ce reportage est disponible via le lien suivant : http://www.france24.com/fr/20170124-iran-femmes-sport-outil-emancipation-egalites-sexes

lundi 23 janvier 2017

Donald Trump : un Mahmoud Ahmadinejad made in USA ?

Il peut sembler quelque peu incongru de chercher à comparer Donald Trump à Mahmoud Ahmadinejad. Et pourtant, cela peut s’avérer particulièrement tentant et ce d’autant plus que nous parlons ici de l’Iran et des Etats-Unis, deux Etats aux relations particulièrement conflictuelles et aux idéologies diamétralement opposées depuis la Révolution islamique de 1979.

Certes de prime abord, beaucoup de points semblent différencier les deux individus. L’un est un homme d’affaire milliardaire issu d’une famille aisée du Queens, tandis que l’autre, avec un père forgeron, provient d’un milieu modeste et a grandi dans un quartier populaire de Téhéran. Mais au-delà de ces origines très différentes, les deux hommes, dans leur style, présentent quelques similitudes[1].

La première similitude réside dans la dynamique électorale des deux individus. Certes M. Ahmadinejad et D. Trump n’ont pas le même type de parcours politique. L’ancien président iranien a occupé divers mandats régionaux et a été Maire de Téhéran de 2003 à 2005 avant de devenir le président de la République islamique. Par ailleurs, lors de sa première campagne présidentielle, Ahmadinejad était une figure quasi inconnue sur la scène politique nationale iranienne. Trump quant à lui, grâce à l’image qu’il s’était façonné au travers de la télé-réalité, était déjà une figure connue de ses concitoyens mais il n’avait en revanche aucune expérience politique. La similitude ne réside donc pas dans leurs antécédents mais bien dans leur positionnement au cours de leur campagne.

En effet, l’un comme l’autre se sont positionnés comme des candidats « antisystème » désireux de mettre fin à la corruption des élites afin de rendre le pouvoir au « peuple ». Nous trouvons ici les bases du discours populiste. Mais qu’est-ce donc que le populisme ? Le terme est souvent utilisé à outrance, ce qui finit par le vider de sa substance et de son véritable sens. Dans son ouvrage « Qu’est-ce que le populisme ? Définir enfin la menace. », Jan-Werner Müller, Professeur à l’Université de Princeton, explique que le populisme est bien souvent amalgamé – à tort – à la démagogie[2]. Or, comme expliqué par l’auteur, si tous les populistes sont des démagogues, tous les démagogues ne sont pas des populistes ; la démagogie étant une condition nécessaire mais non suffisante que pour appartenir à la classe des populistes. Outre la démagogie, les principales caractéristiques d’un discours populiste résident dans le rejet de l’establishment, l’anti-élitisme, et l’affirmation, défendue par l’orateur, selon laquelle il est le seul à même de résoudre les problèmes du « peuple » et que par conséquent, il est le seul à véritablement parler au nom du « peuple ». Ce type de discours est bien évidemment dangereux et réducteur. Dangereux parce qu’il rejette de facto le pluralisme politique qui constitue la quintessence de l’appareil démocratique. Réducteur parce que outre l’aspect démagogique qui consiste à proposer des solutions simples à des problèmes autrement plus compliqués, il prétend réduire le « peuple » à un ensemble homogène. Or, le « peuple » est pluriel et cette simplification sous-entend l’existence d’un « bon peuple » et d’un « mauvais peuple » ; ce dernier étant composé des opposants à l’orateur, lesquels ne se soucieraient que de leurs intérêts sans se soucier de l’intérêt commun dont la maximisation ne peut être atteinte que grâce aux idées défendues par l’orateur populiste. Normal puisque dans son esprit, il est le seul à comprendre les défis et problèmes de la société et que par conséquent, il est également le seul capable d’y répondre de manière efficace. De même, le discours populiste joue dans le registre de l’émotionnel et non dans celui du rationnel puisqu’il s’alimente du ressenti – justifié ou non – d’une partie de la population à l’égard de la classe politique traditionnelle.

M. Ahmadinejad et D. Trump entrent tous deux dans ce cadre de l’orateur/candidat populiste. L’ancien président iranien a en effet axé sa première campagne électorale sur la lutte contre la corruption des élites ainsi que sur la promotion des intérêts des classes les plus défavorisées, « oubliées » par l’establishment politique de Téhéran. Le discours d’investiture du nouveau président américain est quant à lui assez éloquent et se situe dans la continuité des propos tenus par D. Trump tout au long de sa campagne[3]. Il y évoque ainsi également les « oubliés » de Washington et promet de rendre le pouvoir « au peuple », égratignant au passage l’establishment politique américain qui était présent à sa cérémonie d’investiture.

Il faut toutefois souligner que l’identification des deux hommes au populisme a été mise en exergue par les candidats qu’ils ont respectivement affrontés a cours de leur première campagne électorale, à savoir H. Rafsandjani[4] pour M. Ahmadinejad et H. Clinton pour D. Trump. H. Rafsandjani et H. Clinton illustrent en effet tous deux l’establishment tant décrié par les populistes. Tous deux ont occupé de hautes fonctions au sein de leur appareil institutionnel respectif, ce qui a contribué à leur forger une image de membre du « système », éloigné des préoccupations du citoyen lambda et œuvrant avant tout pour l’intérêt des « puissants ». Par ailleurs, tant H. Rafsandjani que H. Clinton ont souffert d’accusations de corruption, un maux présenté par leurs opposants comme étant un corolaire de leur appartenance à l’élite. H. Rafsandjani avait déjà occupé le fauteuil présidentiel de 1989 à 1997 et la candidature d’H. Clinton a présenté pour certains un aspect « dynastique » dû à la présidence exercée par son mari de 1993 à 2001. Cet aspect « dynastique » au sein de l’establishment politique américain avait déjà été mis en avant au moment de la présidence de G.W. Bush et D. Trump s’est positionné en opposant à cette manière de concevoir et de faire de la politique. Ainsi, les candidatures de H. Rafsandjani et de H. Clinton ont été présentées par leurs opposants comme une illustration de la concentration du pouvoir entre les mains d’une élite réduite à quelques personnalités/clans influents et bien évidemment dévoués au « système ». De fait pour un populiste, ces candidatures nuisent à l’alternance démocratique – ce qui apparaît quand même paradoxal dans la mesure où le populisme est par nature hostile au pluralisme – et de facto, au renouvellement des élites dont la nature apparaît pour le moins présenter une forte inertie. Pour les électeurs de M. Ahmadinejad comme pour ceux de D. Trump, une défaite de leur candidat aurait signifié un retour en arrière et un maintien du statu quo à la tête de l’Etat. Face à des profils politiques « classiques », les candidats populistes aiment à se présenter comme des personnalités « authentiques » à même d’apporter un renouveau et de briser les codes régissant jusqu’alors la vie politique.

Dans leur volonté d’incarner le renouveau politique face aux élites établies, D. Trump et M. Ahmadinejad ont pu compter sur certaines de leurs caractéristiques intrinsèques. Le nouveau président américain a ainsi mis en avant le fait qu’il n’appartenait pas à l’élite politique américaine. Cette inexpérience qui aurait dû constituer rationnellement parlant une faiblesse s’est au final transformée en avantage aux yeux de ses électeurs. M. Ahmadinejad a quant lui pu compter sur le fait qu’il était le premier candidat non membre du clergé à avoir de sérieuses chances de remporter l’élection présidentielle iranienne, ce qui – en dépit de son conservatisme affiché – représentait un espoir de rupture pour beaucoup de ses électeurs[5]. 

Nous pouvons donc déjà identifier une première similitude dans le style populiste adopté par les deux individus tout au long de leur première campagne électorale. Pour M. Ahmadinejad, ce style populiste s’est maintenu tout au long de sa présidence et s’il est encore trop tôt que pour juger D. Trump dans l’exercice de sa nouvelle fonction, son discours d’investiture et ses premières déclarations ne laissent pour l’instant pas à penser qu’il en sera autrement. Mais les ressemblances entre les deux hommes ne s’arrêtent pas là.

Si l’on compare leurs discours destinés à leur scène politique intérieure respective, le ton incisif est assurément à l’offensive et à la confrontation en ce qui concerne les affaires extérieures[6]. Bien entendu cela dépend également des sujets traités. On ne peut par exemple pas taxer le Président Trump de discours offensif à l’égard de la Russie. Mais dans l’ensemble, Trump et Ahmadinejad se distinguent de par leur style parfois peu soucieux des formes usuellement à l’œuvre dans le langage diplomatique.

Le nouveau président américain s’en est ainsi pris violemment à la Chine, tant sur le plan commercial que sur la question de Taïwan, il a remis en cause de nombreux accords commerciaux, il s’est félicité du Brexit, il a décrié l’Union européenne, il a déclaré l’Otan obsolète, il s’est interrogé sur le parapluie nucléaire américain, et nous ne reviendrons pas sur ses déclarations relatives aux Mexicains ou sur celles ayant trait à l’Islam. Il a également dénoncé l’accord sur le nucléaire iranien et n’a pas hésité à bomber le torse face à la Corée du nord. Comme l’a souligné D. Trump lors de son discours d’investiture, dans tous les dossiers internationaux, les décisions seront prises en gardant à l’esprit que ce sera l’intérêt américain qui primera, avant toute autre chose (était-ce vraiment différent auparavant ou ne s’agit-il pas plutôt de redéfinir la notion d’intérêt américain ?). Cela dit, il convient de noter qu’il a omis de préciser s’il prendrait en compte l’intérêt à court terme ou l’intérêt sur le long terme.

M. Ahmadinejad est quant à lui arrivé à la présidence de la République islamique alors que la question nucléaire battait son plein. Il a dénoncé la politique sur ce dossier menée par son prédécesseur qui équivalait selon lui à une capitulation devant l’Occident ; capitulation en totale inadéquation d’après lui avec la définition de l’intérêt du pays. M. Ahmadinejad a donc entrepris de repositionner l’Iran dans une posture plus classique – au regard de l’idéologie du khomeynisme – de résistance face à l’Occident (et aux puissances « hégémoniques »), renforçant par la même occasion la posture de l’Iran en tant que puissance régionale révisionniste de l’ordre établi.

Ce qui peut sembler paradoxal dans le cas de D. Trump, c’est que ses propos laissent à penser qu’il pourrait également adopter une posture révisionniste par rapport l’ordre établi et cela alors que les Etats-Unis sont à l’origine du système international en place et qu’ils y occupent dès lors une position prédominante. Cela dit ce « révisionnisme » ne concernerait bien entendu pas la hiérarchisation de la puissance au sein du système international – la primauté des Etats-Unis étant l’objectif – mais bien l’architecture du dit système afin de conserver et renforcer la puissance américaine. Il est encore cependant trop tôt que pour juger d’un potentiel changement qui pourrait très bien plus concerner la forme que le fond de la politique étrangère de Washington.  

Quoi qu’il en soit, tous deux prônent une certaine révision de l’ordre établi au nom de leur conception respective de l’intérêt national. Si cette posture apparaît naturelle au regard de l’identité étatique iranienne, elle constitue une nouveauté qui doit encore se confirmer – ou non – dans le cas des Etats-Unis présidés par D. Trump. Par ailleurs, les deux hommes se présentent comme des sauveurs, seuls capables d’exalter la fierté et la grandeur de la nation (Make America Great Again), et n’ayant pas peur d’adopter des postures conflictuelles à l’égard de leurs rivaux et ennemis – réels ou simplement perçus comme tels. 

Sur le plan économique, les deux hommes prônent également la résistance, de facto pour D. Trump, de manière plus théorisée et idéologisée pour M. Ahmadinejad. Lorsque le nouveau président américain déclare dans son discours d’investiture qu’il faut acheter et consommer américain, il épouse sans le savoir le même style de rhétorique que celui tenu par les conservateurs du régime iranien. Pour ces derniers en effet, la République islamique se doit de parvenir à une quasi autarcie en vue d’assurer son avenir économique. Le concept de « l’économie de résistance » est brandi comme un bouclier nécessaire à la survie du régime face au « néo-impérialisme » de « l’Occident » et de ses « puissances arrogantes » qui, au travers de la mondialisation, chercheraient de manière insidieuse à asseoir leur domination économique et politique ainsi que leur mode de vie à travers le monde. Pour les conservateurs du régime iranien, dont Ahmadinejad, « l’économie de résistance » va de pair avec la résistance culturelle en vue de garantir la pérennité du régime. Sans reposer sur un socle idéologique aussi théorisé, la posture de D. Trump à l’égard de la mondialisation s’avère également très critique envers cette dernière. Ceci constitue encore un paradoxe dans la mesure où les Etats-Unis ont jusqu’à aujourd’hui été présentés comme les champions de la mondialisation et du libre-échange. Or avec ses déclarations aux relents protectionnistes, D. Trump semble avoir abandonné la place de champion de la libéralisation du commerce international au président chinois Xi Jinping ; une évolution qui apparaît pour le moins ironique[7].

Enfin, on notera – sans entrer dans les détails théoriques de la psychologie politique – que les propos de M. Ahmadinejad ainsi que ceux de D. Trump laissent apparaître chez l’un comme chez l’autre – sur base de résultats provisoires[8] – un faible coefficient de complexité cognitive. Cela signifie qu’une étude de leurs déclarations respectives laisse entrevoir chez eux une vision manichéenne de leur environnement ainsi qu’une faible capacité à faire preuve d’empathie et à comprendre dans leur globalité des problèmes particulièrement complexes.

Au final, en dépit des différences qui existent entre leurs idéologies, les attributs de leur fonction présidentielle, et leurs parcours respectifs, D. Trump et M. Ahmadinejad apparaissent in fine comme des  leaders politiques populistes ayant plus en commun que ce que l’on pourrait croire au premier regard. M. Ahmadinejad n’a pas laissé un souvenir impérissable à la fin de son deuxième mandat, ni sur le plan domestique, ni sur la scène internationale. Sa réélection controversée en 2009 avait suscité une vague de manifestations populaires inédites en Iran depuis 1979 et elle avait profondément clivé la société civile iranienne. L’élection de D. Trump s’est elle aussi accompagnée de mouvements protestataires inédits mais la comparaison s’arrête là tant les manifestations populaires survenues aux Etats-Unis ces dernières semaines diffèrent, de par leur objectif, leur ampleur et le climat de leur déroulement, avec les évènements survenus en Iran à l’été 2009. Au final, il convient surtout de retenir que les deux personnages ne laissent pas indifférent et qu’ils s’avèrent particulièrement clivant. Si Ahmadinejad ne restera pas dans les annales comme un grand président iranien, il s’avère encore être trop tôt que pour juger du bilan du nouveau locataire de la Maison Blanche. Rendez-vous donc dans quatre ans.




[1] Il est a noter que nous ne nous attarderons pas ici à parler des différences existantes entre la fonction présidentielle telle qu’elle est conçue aux Etats-Unis et la fonction présidentielle telle que définie au sein de l’appareil institutionnel iranien ; ce sujet méritant à lui seul toute une note d’analyse.
[2] Voir : MÜLLER J.-W., Qu’est-ce que le populisme ? Définir enfin la menace, Paris, Premier Parallèle, 2016, 185 p.
[3] Le discours d’investiture de D. Trump est disponible dans son intégralité sur le site de la Maison Blanche : The Inaugural Address, January 20, 2017, https://www.whitehouse.gov/inaugural-address
[4] Décédé le 8 janvier 2017, H. Rafsandjani fut Président de la République islamique de 1989 à 1997. Pour une analyse de son bilan et de son héritage politique, voir : Vincent Eiffling, L’Iran face à la disparition d’Hachemi Rafsandjani : bilan et perspectives d’avenir pour la République islamique, Note d’analyse des Chaires InBev Baillet-Latour, CECRI-UCL, n°52, 24 p., https://geopolcecri.files.wordpress.com/2017/01/52-eiffling1.pdf
[5] Cet espoir de rupture avait été auparavant incarné par M. Khatami, président iranien de 1997 à 2005 et également membre du clergé. Le bilan mitigé et décevant de sa présidence a fortement miné l’enthousiasme des électeurs modérés/réformateurs et de nombreux Iraniens ont alors souhaité voir accéder à la présidence un individu qui pour la première fois n’aurait pas été issu du sérail clérical.
[6] Il est important de préciser qu’il s’agit des discours destinés au public national dans la mesure où les discours et déclarations tenus dans un cadre international peuvent sensiblement différer de par leur forme avec ceux prononcés sur la scène politique nationale. Ainsi, le style de M. Ahmadinejad sur la scène nationale était beaucoup plus conflictuel que celui adopté par l’ancien président iranien lors de ses déplacements à l’extérieur du pays ou lors de ses interviews avec des médias étrangers. Pour ce qui est de D. Trump, le manque de matériel adéquat empêche pour l’heure de tenir une analyse similaire.
[7] CAMPBELL C., “Xi Jinping Becomes an Unlikely Advocate of Free Trade at Davos », in Time, January 17, 2017, http://time.com/4635963/xi-jinping-china-davos-world-economic-forum-trade-donald-trump/
[8] Une étude plus approfondie sera publiée ultérieurement sur ce sujet.